| Ecrit par JiHeF,
le 26-04-2008
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Favoris : 72 |
C’est sous le signe de la diversité culturelle que La Maroquinerie accueille ce soir deux collectifs emblématiques du mélange entre électro et « musiques du monde ». Le premier est marseillais et vient tout juste de fêter sa décennie, tandis que le second officie à Londres depuis déjà 14 années. Point commun : un attachement fort pour le métissage sonore et le croisement stylistique. Quand le Watcha Clan rencontre le Transglobal Underground…
Formation multiforme, Transglobal Underground ouvre le bal en délivrant sa fusion entraînante d’électro, de dub et de hip-hop, régie aussi bien par des influences africaines, slaves, qu’orientales. Venus défendre leur dernier opus, Moonshout, les six musiciens et chanteurs de cette véritable sono mondiale enchaînent leurs titres sans relâche : « Awal », « Dancehall Operator », « Spice Garden »… Exotisme et dépaysement sont de rigueurs, notamment à travers l’introduction d’instruments traditionnels comme le gurjit et le dhol. Le TGU démontre définitivement par sa prestation que sa musique est sans limites et riche en découvertes.  Transglobal Underground (Tuup)
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Une demi-heure s’écoule et c’est au tour du Watcha Clan d’investir la scène. Réduit désormais à quatre membres (Sista K, Clem, Matt et Soupa Ju), le collectif méditerranéen présente ce soir la version live de son nouvel album, Diaspora Hi-Fi. C’est avec « Gypsy Sugar (warhan wahran) », morceau hip-hop/jungle aux accents arabisants, que le concert démarre. De ce point de départ, les marseillais prouvent au public qu’ils ont su faire renaître leur univers musical, en y incorporant de multiples genres. Ainsi, « Call of Hagar », « Tchiribim » et « Balkan Qoulou » font se côtoyer les pays de l’Est et de l’Afrique du Nord, alors que « Les Hommes Libres », « Goumari » et « Eli » confèrent une puissance électro/jungle et un groove reggae aux sons plus traditionnels. Deux titres viennent tout de même rendre hommage aux précédents opus du Clan : « Limu » (Le Bastion) et le très oriental « Larshuma » (Nomades A.K.A.).  Watcha Clan (Clem)
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A l’image de sa musique, le Watcha Clan répand également ses mots à travers un regard diversifié. En effet, Sista K, porte-parole charismatique du groupe, déverse un chant qui emprunte tantôt à la langue française, tantôt à l’anglais, mais aussi à l’espagnol, l’arabe et l’hébreu. Cette dernière prouve d’ailleurs la maîtrise de ses capacités linguistiques lors du rappel, en dénonçant l’oppression du défunt dictateur Franco - et en profite pour faire une dédicace à Sarko - sur l’orageux « Quinto Regimiento ».  Watcha Clan (Sista K) |
Réunis pour une soirée au-delà des frontières, Transglobal Underground et Watcha Clan ont su démontré que leur musique était sans limites.
Un grand merci à Marion. |
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