Lorsque l'empreinte musicale d'un groupe se situe entre Papa Roach et The Offsprings, on a tendance à être suspicieux à l'écoute de ce The Constant. Il faut dire qu'on en a soupé des groupes US qui nous refont cent fois la BO d'American Pie et qui n'ont de Punk que le label auquel ils appartiennent. Mais Story Of The Year a des atouts musicaux dans la manche qui font qu'on ne peut pas totalement les détester. Zut alors.
Tout bon parisien qui se respecte a probablement déjà entendu parler de Doyle, petits protégés de la scène metal / post-hardcore. Depuis 2006, Doyle enchaine les scènes à une vitesse fulgurante auprès de têtes d’affiches prestigieuses (Silverstein, 36 Crazyfists, Enhancer, Deaf Havana, Horse the Band, Devil Sold His Soul...). A peine le temps de voir passer un premier EP intitulé Submerge que Doyle nous lance en pleine figure un album où se rencontrent brutalité et poésie. And Gods will… devrait pousser Doyle vers de beaux horizons.
Assez habituelle en Allemagne (comme tous les courants électroniques et indépendants), l’électro pop ne fait pas vraiment la bonne gloire de la musique française. Hormis Foretaste, les groupes du genre ne sont pas légion dans l’hexagone, tout du moins en qualité. Avec l’EP The Curve, Waiting For Words possède matière à s’imposer grâce à une efficacité alliant rétro et futurisme, up et mid tempo. Il y a toujours de l'espoir.
Avec son electronica baroque, sombre et murmurrée, Polichinel jette un petit pavé dans la mare avec Le Secret, écrin de quinze nouveaux titres récemment sorti en version digitale. Un univers troublant, ambigu et poétique, duquel il pourrait devenir difficile de se défaire. Ca méritait bien un entretien avec le principal intéressé.
Un temps rattaché à la nouvelle scène labélisée Emo, Coheed And Cambria s’est pourtant toujours détaché de tous clichés afin de privilégier un univers propre et foncièrement original. Majoritairement extrait de l’imaginaire débordant de son leader Claudio Sanchez, ce dernier se tisse progressivement autour de concepts-albums posés en jalons à l’histoire contée par le musicien dans une série de comics connus sous le nom de The Amory Wars. La méconnaissance du penchant dessiné de Coheed And Cambria –personnages principaux du récit – n’entache cependant en rien l’appréciation de sa musique, évolutive et remarquablement bien construite. Articulé sous la forme d’une préquelle, Year Of The Black Rainbow est un enregistrement assez différenciable de ses prédécesseurs, mais non moins remarquable.
Un cinquième album pour Danko Jones et déjà presque 15 ans de carrière, Below the Belt s'annonce comme le retour des canadiens. Après un Never too Loud (2008) trop juste et un B-Sides (2009) dédié aux fans, le nouvel album studio des hardos de Toronto est comme toujours rempli de références plus ou moins sensuelles de l'appétit de Danko pour les femmes. Pourtant JC (basse) jure qu'il s'agit de l album d' un homme au coeur brisé. Allons étudier ce qui se passe réellement derrière la ceinture musicale des Dankos.
« Il faut rester muet pour être écouté ». Voici en substance le message des Vulgaires Machins dans leur nouvel album, Requiem Pour Les Sourds. Un titre étrange, un message mystérieux hors-contexte. Les québécois ne changent décidément pas et quatre ans après le point culminant de leur discographie, Compter les Corps, les voici prêt à frapper encore une fois très fort. Depuis quelques mois dans leur belle contrée, à la fin du mois en France.