Dimanche 25 mai. La Boule Noire. À 18h, une bonne flopée d’ados « mèche – t-shirt Frenesia – slim » attend déjà devant les portes, la soirée promet d’être forte en EMOtion… Le temps de rencontrer Josh (l’un des deux guitaristes de Silverstein) et de jouer les pique-assiettes en backstage et le premier groupe de la soirée monte sur scène.
Dix ans que ça dure. De Brocéliande jusqu’en Birmanie, Merzhin ensorcelle les salles de concert au son d’un rock énergique, revendicatif, teinté de sonorités folkloriques. Rien de plus logique qu’un CD/DVD live pour fêter cette décennie de carrière constituée de plus de 500 concerts.
Ils ont piqué leur nom de scène à une chanson des Libertines mais le bad boy Doherty, ex leader du groupe devrait peut être prendre exemple sur ce trio angevin des Likely Lads du point de vue de l’attitude hors scène. Formé en 2002, ils ont écumé les petites salles de concerts d’Angers et de ses alentours pour diffuser un rock énergique et mélodieux à chacun de leur concert. Likely Lads s’apprête à sortir dans quelques mois un Ep de plusieurs titres pour tenter de faire connaître leur son à un nouveau public. Depuis début 2008, la salle du Chabada a pris sous son aile ces jeunes musiciens pour les aider à se professionnaliser dans différents secteurs. De passage à Angers, ma rencontre avec ce jeune groupe prometteur s’est faite dans un pub du centre ville. Interview découverte…
Bien qu’actif depuis bientôt dix ans et signé sur le label Ferret Records, The Banner semble depuis toujours évoluer dans l’ombre. Each Breath Haunted, publié courant 2006, n’aura pas suffit à sortir le groupe de la sphère underground, et les très nombreux changements de line-up n’auront de plus pas aidé ce dernier à enchaîner sur la composition de ce second opus. La formation sera même mise en stand-by quelques mois suite au départ du guitariste fondateur Garrett Defalco, une période de doutes qui ne signera heureusement pas la fin de The Banner mais lui attribuera un nouveau visage, sous l’impulsion et les vociférations de l’enragé Joey Southside.
Malgré le départ de son excellent chanteur Lars Vognstrup à la suite de la claque infligée par Confusion Bay, les danois de Raunchy avaient réussis à marquer un retour en grande pompe avec un Death Pop Romance qui affichait des envies mélodiques grandissantes. Une orientation que le sextet devait en grande partie à son nouvel arrivant Kasper Thomsen, frontman virtuose en matière de chant clair. Si le choix pouvait s’avérer épineux et bien souvent synonyme d’un relatif formatage, Raunchy parvenait à conserver sur ce troisième opus toute son intégrité. Une performance que le groupe réalise de nouveau avec Wasteland Discotheque, album s’inscrivant dans la même lignée que son prédécesseur.
Après une dizaine d’années de guerre fraternelle les frangins Cavalera sont de nouveau amis et décident de refaire de la musique ensemble. Pour la première fois depuis bien longtemps, ils sont enfin réunis sur scène en France. C’est donc dans la salle du Bataclan, à Paris, que les Cavalera Conspiracy ont choisi de faire la seconde date de leur tournée européenne.
Diantre, revoilà déjà les fous furieux de Cephalic Carnage. Les oreilles ont en effet à peine eu le temps de se remettre des hémoragies multiples déclenchées par un Xenosapien publié douze mois plus tôt que le groupe de metal le plus varié dans la brutalité repointe sa sale ganache de tordu. Et avec pas moins de vingt-huit compositions dans la besace, le programme est chargé. Rien de bien neuf cependant, puisque Conforming To Abnormality n’est qu’une ré-édition du premier EP des américains, agrémenté pour l’occasion de vingt et un morceau plus ou moins inédits. De quoi se faire sévèrement récurer le conduit auditif à la petite cuillère.