Novateur dans sa musique comme dans son approche commerciale, le cas Nine Inch Nails se profile définitivement comme un électron libre au sein d’une scène Américaine qui pourra paraître en comparaison bien conformiste. Désireux de regagner une liberté artistique totale, Trent Reznor contrôle désormais son art à tous les niveaux, de la création à la distribution. A peine quelques mois après un premier coup d’éclat avec l’instrumental Ghosts I-IV, proposé sur la toile à un prix dérisoire, le musicien remet le couvert avec un album plus conventionnel et inattendu. Totalement gratuit, la résultat soulève néanmoins quelques doutes, tant le délai entre ce dernier et le quasi-expérimental Year Zero s’avère minime et inhabituel.
Ceux qui ont découvert leurs premiers singles avant que ne sorte Parachutes, ils n'ont surement pas été surpris que le premier album de Coldplay soit un véritable succès. Dès sa sortie dans les bacs le 10 juillet 2000, ce disque est devenu en peu de temps un classique. Le recueil de mélodies et surtout une voix touchante d’un chanteur encore inconnu du grand public en est peut être l'origine de cet engouement. La formation anglaise menée de mains de maître par le chanteur et le fondateur de Coldplay Chris Martin, s’impose sans faire de bruit dans le paysage musical actuel.
Cette année encore, l’opération Paris Plage a été renouvelée. Sur les quais de Seine, à quelques mètres du Pont de Sully, la scène Fnac Indétendances s’est installée pour accueillir 4 formations hip hop : Philémon, James Deano, Les Svinkels et le Ministère des Affaires Populaires. C’est dans ce cadre convivial, sous les rayons d’un timide soleil parisien, que nous allons assister à une vague de flows aussi crades que décalés.
Décidemment Wes Borland est pris d’hyper activité avec son nouveau groupe, les j’ai nommé : Black Light Burns. En effet, un an tout juste après la sortie (US) de Cruel Melody, la formation nous a préparé un album de covers de chansons plus ou moins connues (pour le public européen du moins) intitulé Cover Your Heart, cela pour nous faire patienter quelques mois avant la sortie de leur second, véritable, effort.
En cette année 2002 et après un excellent Rated R , les Queens Of the Stone Age décident de relancer la machine avec Songs for the Deaf, un album qui va marquer son temps et devenir culte aux yeux des fans et de la critique. Gene Trautmann ayant vaqué à d’autres occupations, c’est Dave Grohl qui n’a pas hésité à mettre les Foo Fighters de côté pour faire partie du line-up d’un groupe qu’il adore depuis l’époque Kyuss. Quelle bonne idée a eu le batteur de Nirvana que de venir chez Messieurs Homme et Oliveri car on sent vraiment dans cet opus qu'il s’intègre parfaitement dans le paysage et la texture des chansons et arrive à faire ressortir quelque chose d’exceptionnel. Avec de tels membres et un Rated R qui promettait énormément, on ne peut qu’espérer le mieux pour Songs For the Deaf, l’album pour les sourds.
Flâner dans les rues de Nantes pour profiter des premiers rayons du soleil annonçant l’arrivée de l’été peut s’avérer être un bon moyen pour repérer une date de concert que l’on aurait surement pas vu si nous n’étions pas passer dans cette rue à ce moment présent. Passant dans une ruelle non loin du café concert le Live bar de Nantes, j’observe une annonce de concert qui me tape à l’œil. Mick Hart en concert le 8 mai à 20h ! Connaissant le guitariste par son dernier album Finding Home, ses premières parties de John Butler Trio et son attachement à la musique de Ben Harper, c’était trop d’éléments positifs qui se mélangeaient pour ne pas organiser une interview avec cet australien pour parler de sa dernière œuvre musicale. Interview réalisée après le set acoustique de Mick Hart dans une ambiance relativement décontractée... Let's Go!
Saul Williams est un jeune poète-slammeur-acteur-musicien qui commence à être connu en 2004 quand sort son second album. Avant de fricoter avec Trent Reznor et de sortir un disque concept et révolutionnaire, il travaillait chez lui tout simplement. Ainsi ce second opus éponyme a été enregistré et composé dans sa maison, après qu’il mettait sa fille à dormir, selon ses dires. Nous sommes bien loin ici des productions actuelles du monsieur. C’est en toute intimité et humilité que ce CD est né, certes, mais déjà Saul savait s’entourer, en effet sur cet effort seront crédités Serj Tankian, Zack De La Rocha et Isaiah « Ikey » Owens (The Mars Volta) entre autres. Pour la production c’est le chanteur lui-même qui s’y colle, se payant le luxe de se passer des services de Rick Rubin, qui avait produit son premier disque. Avec Saul Williams, l’artiste définit un peu plus sa personnalité musicale, entre slam, hip-hop, rock et électro, les titres présents ici font l’effet de véritables bombes, tant textuelles que sonores d’ailleurs.