On entend dire partout que l’on a à faire au groupe le plus bruyant de New York. Vu le passé de la ville avec le fameux CBGB, la tornade Sid Vicious, The Strokes et ses compères en « The »… le défi est quand même de taille pour A Place To Bury Strangers ! Après un premier album salué par la critique spécialisée et des concerts remarqués un peu partout à travers le monde, la réalité dépasserait-elle la fiction une fois de plus ? Nous y voilà, second effort, cap ultra difficile à passer pour un groupe, mais cela était sans compter sur le talent de nos New Yorkais !
« Ce qui est incompréhensible, c'est que la musique de Chapelier Fou soit compréhensible. » Il est certes facile de piquer cette fameuse remarque d'Einstein, mais il n'y a pas de manière plus efficace d'introduire au monde de Louis Warynski, alias Chapelier Fou. Après un passage remarqué lors de quelques festivals en 2009, notamment sur une scène végétale (encore une histoire de nature...) aux 3 Éléphants qui lui allait à merveille, après deux très bons EPs qui découpaient un ancien album autoproduit, l'ampleur de la tâche à laquelle se lançait ce Chapelier était grande : réussir à ne pas décevoir, à se renouveler et à capter l'attention sur un album entier.
Un nouvel album (Option Paralysis) qui sort le 23 mars, une tournée mondiale, un nouveau batteur (Billy Rymer) et un nouveau label (Season of Mist), français de surcroît... c'est à cette période charnière de la carrière de The Dillinger Escape Plan que nous avons la chance d'évoquer tout cela avec Greg Puciato, chanteur et frontman d'un groupe qui n'en finit pas d'évoluer, au lendemain matin d'un concert d'une intensité rare à La Maroquinerie, mais qui n'empêche pas le vocaliste à l'énergie épileptique de nous donner, avec bonne humeur et enthousiasme, un avis éclairé sur l'aventure Dillinger Escape Plan, la musique en général et le reste...
W.A.W., We Are Wonderful, un rien prétentieux et arrogant tout cela. Derrière leur logo à la Magma se cache un trio batterie-clavier-guitare, tout droit sorti d’un film de série Z dirigé par un Tarantino sous substances… Trois ans d’existence, plusieurs dates partout en France, et ce second maxi qui va nous prouver qu’ils ne sont pas si arrogants que cela, ou du moins, pas pour rien !
Qu'est-ce que un haïku ? Qu'est-ce que le punk ? Qu'est-ce que l'alliance des deux ? Aujourd'hui, ce n'est plus. Avant, il y a quelques mois, la réponse tenait en un groupe : La Raïa. Séparé depuis plus d'un an, ce groupe parisien offrait des perspectives complètement autres, où le punk était poésie, la poésie était punk. En décembre pourtant, ils laissent sortir de leur boîte-cercueil un dernier manifeste, en guise de testament ultime : La Sorcière Vit !
Si Bristol est la seule contrée de l'ouest de l'Angleterre qui vous semble familière, si les mots Mezzanine ou Blue Lines font encore trembler vos oreilles de bonheur, si vous vous souvenez d'un bébé qui nage dans un clip que vous regardiez à pas d'heure sur la 6ème chaine hertzienne française, vous avez tous les symptômes d'une victime consentante de la révolution électronique incarnée par Massive Attack dans les années 90. Mais le diable s'est mordu la queue: avec Heligoland, sixième opus du duo britannique, Massive Attack tente de s'imposer, ou du moins de garder sa place d'icône, au sein d'un univers électronique qu'ils ont eux-même créé. Alors que Portishead a réussi ce pari avec Third, c'est au tour de l'autre pierre angulaire du trip-hop de s'exprimer.
Alors que Velvet Acid Christ vient de sortir The Art Of Breaking Apart, repoussant encore plus loin l'expérimentation dans l'EBM (incorporation de parties plus folk), ce premier album du duo Stupre crée la surprise en reprenant les bases de l'électrodark : les disques industriels eighties. Une rétrogradation vers une ambiance sèche et rude qui ne révolutionne évidemment rien, mais qui produit néanmoins son petit effet dévastateur.