Qui aurait pu croire, au jour de la toute première édition de ce festival paumé dans une petite bourgade au milieu de la Bretagne (Rohan, soyons précis), que tout ça tiendrait encore 13 éditions de plus ? Motivation, acharnement et passion, ce sont les maitres mots de l'équipe de Roc'han Feu, qui remet le couvert pour la 14ème fois, avec toujours cet enthousiasme et cette envie de pérenniser un évènement crédible et humain de musique alternative dans cette région. Il y a pourtant eu des raisons de lâcher l'affaire, la plus grosse étant une édition 2007 très compliquée, plombée par une météo désastreuse et ayant mis en doute les jours même de la structure d'organisation. Retour à un évènement d'un unique jour (avec tout de même un vendredi aussi gratuit que sympatoche, avec Micronologie cette année entre autres), mais esprit intact : c'est avec de bonnes raisons d'espérer un bon moment que nous nous sommes rendus sur les lieux du délit. Verdict.
Avec plus de 25 albums au compteur en pas moins de six ans, les Magik Markers ont largement dépassé le stade du galop d’essai ! Après l’excellent BOSS sorti en 2007, ils reviennent présenter à ce jour Balf Quarry, un énième opus enregistré dans les conditions du live. Bruitiste, chaotique et spontané, ce dernier-né démontre que le son coloré et acide du duo se fait toujours aussi dissonant, prouvant également encore une fois que le genre noise n’est pas mort.
Le débat n’est pas nouveau. Près de huit ans après la sortie de sa pièce maitresse (Alive Or Just Breathing), disque qui posera dans le même temps les jalons du mouvement metalcore, Killswitch Engage peut-il véritablement apporter des éléments nouveaux au sein d’un genre embourbé depuis plusieurs années dans les solutions de facilité ? Si les précédents enregistrements du quintet américains se seront contentés de dupliquer la formule de base avec un certain savoir-faire, le groupe semblait incapable de se dédouaner de ses acquis malgré l’intégration réussie d’un nouveau vocaliste de talent en la personne de l’imposant Howard Jones. En onze compositions, Killswitch Engage témoigne à peu de choses près de la même politique de stagnation.
Qui aurait cru, au moment de la sortie d'American Idiot, que les évènements allaient tourner de cette façon là ? Quand, comme Green Day, on a eu le loisir de pondre des albums excellents et d'en vendre des caisses, d'être aussi connu que respecté, bref, d'avoir eu une carrière bien remplie, on était (légitimement) à mille lieues de s'imaginer qu'un tel rebondissement vienne secouer le monde de la musique mainstream. Considéré comme un « suicide commercial », l'album se révélera être un succès aussi massif que les morceaux qui le composent sont excellents. Green Day est revenu au sommet d'une sphère, sommet qu'il aura quitté pendant quelques années au profit d'autres mastodontes du punk-rock, et il ne compte plus le quitter. 21st Century Breakdown, sur le papier, à l'air d'avoir toutes les cartes en main pour réussir ce pari, qu'on est-il à la sortie des enceintes ?
Trois ans après un premier EP remarqué, le breton Jacques Creignou est de retour avec son projet Poor Boy. Moins folk et plus rock, il se rapproche avec Dreamer Are You Sad? d’un rock indie bricolé avec soin et talent. Les treize titres qui composent ce nouvel album nous montrent une facette plus complexe de sa musique. En effet, il est désormais accompagné de cinq musiciens, qui donnent écho à ses compositions alambiquées et autonomes. Un disque qui séduit tout de suite, grâce sans doute aux fêlures qui lui donnent ce caractère brut, renforcé par l’enregistrement analogique du grand Peter Deimel.
Groupe franc-comtois formé en 2005, Bypass enregistre Skyzologie, son premier EP 4 titres la même année. Entre envolées métal atmosphérique et psyché rock, le résultat en valait nettement le détour. Avec Hope, nouvel effort de 5 pistes, Bypass enfonce le clou tout en s’enrichissant d’un condensé plus sauvage.
Nouvel album, nouvelle donne. Nightrage aura connu les changements, le groupe présentant aujourd’hui une liste d’anciens intervenants aussi longues que le bras. Si la formation a connue les participations prestigieuses de quelques uns des acteurs les plus importants de la scène mélodeath made in Gothenburg (Per Möller Jensen de The Haunted ainsi que le père fondateur du style, Thomas Lindberg de At The Gates), c’est sous un line-up entièrement renouvelé que Nightrage revient avec Wearing A Martyr's Crown. Mené de main de fer par le grec Marios Iliopoulos, le projet propose un quatrième opus tout aussi solide que ses prédécesseurs.