Triggerfinger à l’Atelier (Luxembourg-Hollerich) – le 13 décembre 2017

Triggerfinger était hier soir 13 décembre 2017 à l’Atelier à Luxembourg-Hollerich pour un concert à guichets fermés. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore Triggerfinger, le trio belge se compose du guitariste/chanteur dandy Ruben Block, l’imposant et impressionnant bassiste Monsieur Paul et du batteur un peu fou Mario Goossens.

Formé en 1998 le groupe a sorti 3 albums – « Triggerfinger » (2004), « What Grabs Ya? » (2008) et « All This Dancin’ Around » (2010) – avant de connaitre enfin le succès en 2012 grâce au hit radio « I Follow Rivers » (n°1 en Belgique), une reprise de la chanteuse suédoise Lykke Li tout d’abord uniquement disponible en digital. C’est aussi cette année-là que le groupe a commencé à faire parler de lui en France suite à des prestations pour le moins électriques aux Vieilles Charrues et à Solidays. En 2014, l’album « By Absence Of The Sun » sera certifié disque d’or en Belgique et aux Pays-Bas. Le groupe venait présenter hier soir à l’Atelier leur dernier opus « Colossus » sorti fin août 2017.

Toujours bien sapés dans leurs costards, les Triggerfinger ont délivré encore une fois un rock pur et carré, non dénué d’un sens de l’humour rafraîchissant, lorgnant vers le punch de Motörhead, le groove de Marc Bolan et l’énergie de Chuck Berry. Au fil de ses nombreuses tournées, cette furieuse machine à riffs s’est forgée une très solide réputation live ainsi qu’un son cru et gras qui sied parfaitement à son répertoire. Ça pulse et le public en redemande ! La soirée à l’Atelier n’a pas fait exception à la règle.

Le triptyque endiablé, accompagné cette fois-ci par un guitariste supplémentaire, a enchaîné les morceaux en suivant à peu près la même setlist que pour les concerts précédents de cette tournée « Colossus » : après « Upstairs Box », a suivi le morceau « And There She Was Lying in Wait » et ensuite « First Taste ». Il n’en fallait pas plus pour conquérir totalement la salle. On a beaucoup aimé Mario, ou encore la réincarnation du lapin Duracell tellement il ne tenait pas en place, qui faisait le show derrière sa batterie, notamment en se peignant les cheveux avec ses baguettes. Mention spéciale aussi à Ruben, qui a pris son temps pour bien faire monter le plaisir sur le morceau « My Baby’s Got A Gun » et faire exploser les riffs en belle apothéose.

Pour vous faire une idée, c’était un peu comme ça :

C’est clair, sur scène comme en studio, Triggerfinger n’a pas son pareil pour faire swinger son rock, même si on a senti qu’avec les derniers morceaux issus de l’album « Colossus », le groupe a emmené son public dans des voies un peu plus extrêmes, tantôt plus douces et tantôt plus fermes, mais toujours dans une maitrise totale de son nouveau son.

Photo de Christophe Brysse Photography

 

 

Nathalie

En premier lieu, toute personne qui fait de la musique son sujet principal d’écriture, ne peut être qu’un fan de musique. Cette personne aura été à un moment donné un obsessionnel d’un artiste en particulier. Moi, le virus m’a contaminée à l’âge de huit ans à la première écoute du titre « Liberian Girl » de Michael Jackson. L’usage de l’écriture et la musique sont des formes différentes de partage. Ma passion écrite de la musique, je la partage sur le quotidien Luxemburger Wort (version imprimée et site internet) depuis octobre 2011 et c’est grâce à eux que j’ai pu parler à des légendes comme Joe Cocker, Yes ou les Pixies. Mon plus beau souvenir restera jusqu’à présent ma rencontre avec Depeche Mode, rencontre immortalisée sur le site internet et la version imprimée du Magazine KARMA, trimestriel consacré aux musiques actuelles et distribué dans la Grande Région auquel j’ai contribué de 2013 à 2015. Je suis chez Vacarm.net depuis 2015.

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