Report Dirty Zoo + Svinkels le 27 avril à l’Olympia (Paris)

Vendredi 27 avril, direction l’Olympia pour un retour dans le passé avec les inénarrables Svinkels qui reviennent dix ans après avoir raccroché et comme ils le disent si bien « C’est pas pour le pognon. C’est pour l’Histoire. Et puis boire des coups un peu quand même ». Le public avait largement répondu présent pour cette soirée organisée par Rage Tour.

La soirée commence avec Dirty Zoo, quatre « sauvages du micro », Saya B, Namko, 2ksee et Barhow, adeptes d’un hip-hop alternatif et festif aux paroles pleines d’humour, qui vont chauffer l’Olympia avant l’arrivée des très attendus Svinkels. Selon 2ksee, chaque membre du Zoo a une personnalité ancrée dans une peau de bête : le phacochère pour lui, le chat pour Saya-B, la crevette pour Namko et la hyène pour Barhow, why not ?? Le groupe a sorti 3 EP méritant une écoute attentive tant les paroles sont soignées, le quatuor, passionné de rap, maîtrisant parfaitement l’exercice du freestyle. Pour vous donner une petite idée de leur univers, écoutez « Il était une fin » qui revisite le conte de fées. Chez Dirty Zoo, les héros « vivèrent malheureux et avortèrent de leurs enfants ». Savoureux ! Jolie performance du quatuor, manifestement enchanté de fouler les planches de l’Olympia, et preuve encore une fois que les premières parties ne comptent pas pour des prunes.

Si l’Olympia était étrangement vide à l’ouverture des portes, c’est une salle désormais pleine à craquer qui attend la tête d’affiche. Les trentenaires sont majoritaires, impatients de s’époumonner sur les titres ayant marqué leur adolescence. Pour les non initiés, Svinkels est un groupe de hip-hop français formé en 1994, dont certains titres comme « Cereal Killer », « Réveille le punk » ou « Le Svink c’est chic » sont entrés dans la légende pour une génération d’ados. Le nom du groupe est inspiré de la Swinkels traditional beer, bière réputée pour être la moins chère sur le marché dont les joyeux drilles faisaient une grosse consommation pendant les années lycée et le combo définit sa musique par les termes « crade-core » ou « slip-hop ». Autant dire que la soirée n’engendrait pas la morosité ! Malheureusement l’Olympia (et pas la prod hein !) ayant éjecté les photographes après trois titres, je n’ai pu assister à l’intégralité du concert à mon grand regret d’ailleurs car ce n’est peut-être pas le groupe de mon adolescence mais leur prestation et la ferveur du public m’ont réellement mis une claque. Les Svinkels ont assurément réussi leur retour. Gérard Baste, Nikus Pokus et M. Xavier (alias XanaX) ont peut-être pris quelques rides mais rien perdu de leur joyeuse folie. Accompagnés de l’excellent DJ Pone, ils ont offert un voyage dans le passé à un public ravi de les retrouver. En espérant qu’ils surfent sur cet enthousiasme pour nous offrir encore quelques textes bien régressifs ou plus sérieux histoire de nous rappeler que puisque qu’on ne s’en sortira pas vivants, autant se lâcher un peu de temps en temps !

Un immense merci à Séverine de Rage Tour pour l’accréditation !

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