Live report : Monkey3 (Le Ferrailleur, 20/09/17, Nantes)

Presque une semaine déjà que les Monkey3 sont passés nous (re)voir au Ferrailleur à Nantes. L’occasion pour nous de faire un petit topo de la soirée !

On commence par remercier Garmonbozia pour l’accréditation et Gaël Hervé pour ses photos.

The Necromancers

C’est donc The Necromancers qui ouvre le bal. Jeune groupe, mais déjà ô combien salué par la presse et plébiscité par la foule. Le groupe se ramène avec un stoner énergique, articulant riffs pêchus et phases forcément plus contemplatives. A la croisée du bon gros stoner des familles, d’influences largement heavy ou encore du psyché, The Necromancers c’est aussi une voix. Une voix qui pose quelques temps de chant clair ici et là et non sans déplaire, même si elle manque parfois à se mettre en valeur dans les compos. M’enfin, rappelons que le groupe en est à son premier jet : seulement un EP à leur actif et déjà tant de choses à faire. Y’en a pas 36 comme ça qui auraient su faire un one shot aussi efficace.

En tout cas, force est de constater qu’ils sont aussi plaisants à l’écoute qu’en live. On attend avec impatience un show en headline, histoire de leur laisser de quoi mettre encore mieux les couilles sur la table.

Vacarm live report the necromancers (credits photo gael herve)_05 Vacarm live report the necromancers (credits photo gael herve)_05

La suite des photos, c’est sur ici.

Ddent

Pour moi, l’ovni de la soirée, c’était eux. On s’éloigne très nettement du stoner, même si quelques emprunts y sont incontestablement faits de temps à autres, pour rejoindre l’univers froid et lourd du doom, ici entièrement instrumental. Le décalage avec les gars de The Necromancers se fait sentir, mais la concentration silencieuse des musiciens et du public montrent que personne n’est là pour rigoler.

La force tranquille, têtes rabâchées sur leurs instruments et lumières tombantes, Ddent vient casser les moments presque festifs apportés par les Necro au profit d’un récit sombre et envoutant qui cherche plus à s’éloigner de tout apport d’informations sur l’univers à explorer qu’autre chose. Ddent propose sans forcer, mais le résultat est là, on a carrément tous passé un bon moment en leur compagnie. Dans un style plus que jamais carré, la distance gardée avec le public invite à plus se rapprocher, tant par curiosité pour le groupe que pour leur approbation.

Ddent a su marqué la soirée de phases sombres et solennelles, en rupture significative avec les autres tendances musicales de Moneky3 et Necromancers, sans avoir déçu une seule seconde.

Vacarm live report ddent (credits photo gael herve)_08 Vacarm live report ddent (credits photo gael herve)_08 Vacarm live report ddent (credits photo gael herve)_08

Moar pics ? Click >> here <<

Monkey3

Alors les voilà, les fameux. Après plusieurs passages dans nos contrées, notamment au Hellfest et ici-même au Ferrailleur par le passé, le quatuor suisse est venu défendre son dernier album : Astral Symetry, qui a d’ailleurs fini dans ma petite collection de vinyles à la fin de la soirée.

Ah, je les attendais au tournant ceux-là. Après deux albums qui m’ont ouvert l’esprit sur le genre (36 Laps et Beyond The Black Sky), j’avais légèrement été déçu par The 5th Sun, même si je n’arrive pas encore à formuler les raisons de cette déception. Peut-être un poil trop prévisible, pas assez tranché avec les albums précédents, même s’il a son lot incontestable d’efficacité dans sa compo et ses riffs (de toute façon, c’est à peu près comme ça qu’il faut résumer la musique du groupe).

Bref, je n’avais pas encore écouté l’album (enfin très peu, promis) histoire de me laisser la surprise au maximum. Alors que dire ? Que déjà, Monkey3 m’a largement réconcilié avec The 5th Sun, qui prend tout son intérêt en live avec quelques titres comme « Icarus » ou « Birth of Venus ». Le groupe a largement su défendre son steak avec un lightshow plutôt bien branlé, un son de très bonne qualité et surtout une cohérence générale vraiment appréciable dans le choix de la setlist. Les titres de Astral Symetry appuient plus que jamais l’exploration psyché et mystique réussie que Monkey3 tâtonnait parfois trop timidement par le passé, ce qui avait la fâcheuse tendance de m’agacer dans mes moments où les plus demandeurs à leur égard.

Très peu d’interaction avec le public comme à leur habitude, le micro réservé aux parties de chant ne semble pas donner envie au groupe de se décloitre de leur formation instrumental, même entre deux morceaux. Dommage, certains groupes instrumentaux arrivent à capter leur public autrement lorsqu’ils jouent en face d’eux. Cachés derrière leur écran de fumée (et de vapoteuse), on aura affaire qu’à leur branlée de riffs !

Vacarm live report monkey3 (credits photo gael herve)_02 Vacarm live report monkey3 (credits photo gael herve)_02

L’album photo entier est dispo .

 

Jean-Marie Carrée

Be confortable, Creature.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *