[Live Report] Au Foin de la Rue

© Crédits Nico M (nicomphotographe.org)

Les Foins de la rue ? Il vient d’où ce festival ?

De Saint Desnis de Gastines.

Saint Desnis de Gastines… What ? C’est où ce bled ?

En Mayenne.

Et c’est où la Mayenne ?

C’est entre la Sarthe, l’Ile et Vilaine et le Maine-et-Loire…

Bref, c’est un festival qui se trouve près d’un petit village (1600 habitants), en campagne, qui réussit à faire venir en son lieu des artistes tels qu’Oxmo Puccino, Sanseverino, Dub Inc’, Fadda Freddy, Gramatik ou encore Kadebostany et quelques 17 000 festivaliers. Programmation plutôt éclectique donc. Ça tombe bien, c’est leur slogan : « éthique et éclectique » ! « Éclectique » pour leur programmation, « éthique » pour leurs actions : l’accès pour tous, le développement durable, entre autres.

Pour cette dix-septième édition, pas besoin de bottes, le soleil était au rendez-vous ce deuxième jour. Quand on arrive dans le camping, pour installer sa maison portative et éphémère, on ressent rapidement l’ambiance détendue côté festivaliers. Les voisins se rencontrent et trinquent ensemble pour célébrer ce week-end de festivités. On avale alors quelques chips, on joue au bière-pong, tout en écoutant la musique diffusée par les voisins prévoyants, en train de dîner sous une bâche, à table, bien proprement (ou pas). Quelques « Michel » en t-shirt jaune viennent à notre rencontre, pour nous rappeler de bien trier nos déchets.  Un festival éthique vous dis-je !

On se dirige alors sur le site, pour profiter des concerts programmés. Oxmo Puccino nous captive avec son nouvel album teinté de morceaux dansants dans lesquels en plus de rapper, il pousse la chansonnette ! Deux de ses morceaux seront interprétés en langue des signes par « Les Mains Balladeuses » : une association habituée du festival, qui rend accessible plusieurs chansons, au cours du week-end, aux personnes sourdes.  Un petit billet leur est d’ailleurs réservé. Un festival éthique vous dis-je !

© Crédits Nico M (nicomphotographe.org)

On enchaîne avec le surprenant live de Kadebostany, groupe rock dont la célébrité a explosé avec la reprise de leur morceau « Castle in the snow » par The Avener. La musique électronique, teintée de fanfare de Guillaume Bozonnet est accompagnée par la chanteuse Amina Cadelli pour des airs plus rock ou hip-hop.

© Crédits Loewen (loewen-photographie.org)

Voulant nous rafraîchir un peu le gosier, nous croisons Vivien, un festivalier venant de Caen depuis deux ans pour assister au festival : « ce que j’adore dans ce festival, c’est qu’on peut venir, peu importe la programmation, l’ambiance est toujours super. C’est pour ça que je reviens ».

Nous, on apprécie aussi la programmation, alors on file voir Nicolas Cruz, sous le chapiteau ! Dès le premier morceau, on adore ! Ce jeune DJ franco-équatorien balance des rythmes électro envoutés par une influence sud-américaine… La flûte et les chants équatoriens se mêlent aux beats groovy qui nous font danser, danser, danser… à la fin de son set, plus personne ne veut partir, il est littéralement acclamé par la foule, qui en veut encore !

© Crédits Nico M (nicomphotographe.org)

Mais place à Gramatik, qui fera danser jusqu’à la fin de la soirée la foule qui ne désemplit pas, grâce à ses reprises de sons funk et jazz pour les rendre encore plus entraînants.

© Crédits Nico M (nicomphotographe.org)

Retour au camping…  pour se réveiller au petit matin, sous la pluie ! Ouf, elle n’est arrivée que le dimanche, mais elle rendra ce jour encore plus mélancolique de se voir tous partir… On reviendra !

Retrouvez plus de photos d’ambiances et d’artistes sur le site officiel du festival Au Foin de la Rue !

Live vécu et report rédigé par Marion Lambert.

Jean-Marie Carrée

Be confortable, Creature.

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