HELLFEST donne des ailes (édition 2017)

Économiser son énergie, c’est le crédo des festivaliers par 40° à l’ombre dès le premier jour. Et quelle chaleur ! Les fosses des mainstages sont insoutenables.

Mais miracle ! Ministry a ENFIN donné un concert digne de ce nom et surtout le groupe a réussi à finir sa setlist sans qu’Al Jourgensen ne fasse un coma éthylique. On n’en dira pas autant d’Aerosmith le lendemain qui a réussi à massacrer ses propres hits : « Crying », « Janie’s Got a Gun », « Love in an Elevator »… Une setlist sur mesure pour les fans mais un son pourri, un batteur au bout de sa vie et un Steven Tyler à bout de souffle… Heureusement, Steel Panther et Airbourne sont là pour perpétuer le style kitsch et rock’n’roll. Mais pas autant qu’Ultra Vomit, notre fierté nationale ! Leur dernier album est une tuerie et le public connaît déjà par coeur “Kammtar” et “Evier Métal”. Sans oublier les classiques “Les bonnes manières” ou encore “Je collectionne les canards” avec un canard déchaîné sur la scène et dans la fosse au grand dam de la sécurité.

Cette année encore, l’équipe de Vacarm a passé beaucoup de temps sous la Valley. Red Fang casse la baraque et Baroness se révèle plus en forme que jamais. Côté découvertes, nous vous conseillons vivement Vintage Caravan et Chelsea Wolff. Nous, ça nous a donné envie d’acheter un combi !

Malgré les travaux des dernières années pour agrandir la Warzone, la fosse est surpeuplée et parfois dangereuse. Les concerts de Tagada Jones, Suicidal Tendencies, Agnostic Front et Rancid sont blindés et la foule déborde sur les accès, pas facile de voir ou d’entendre quelque chose. Il fallait être bien placé pour voir Dave Lombardo reprendre la batterie avec Suicidal Tendencies.

Mais LE concert de la Warzone (au moins) de cette année sont les magistraux Frank Carter (&The Rattlesnakes) qui nous offre un rock violent, une rage au ventre et une énergie incroyable. Frank Carter déchaîné slamme debout sur le public comme à son habitude, mais cette fois il vole sur une foule survoltée.

Trap Them dont le chanteur est aussi violent avec lui-même que sa musique. Son rituel étant de s’éclater l’arcade avec son micro à chaque concert….non, nous n’avons pas d’explications autre qu’il doit fréquenter plus les chirurgiens que les psychiatres.

Nous n’allons pas nous cacher, on a zappé Linkin Park et puis comme le dit si bien notre rédacteur Jean-Marie ‘il y a Emperor en même temps, faut pas déconner”. Effectivement, même pour la génération néo-métal que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, l’album comme le concert sont décevants. Surtout quand Prophets of Rage a mis le feu et le hip-hop au coeur de la fosse à métalleux juste avant. Peu de groupes s’engagent autant politiquement aujourd’hui dans la musique. On peut dire que tout le monde en a pris pour son grade (Trump en particulier). Un concert qui a finit en apothéose sur le mythique “Killing in the Name of”, un frisson parcourt la foule qui entonne en choeur “Fuck you i won’t do what you tell me”.

Cette année définitivement, le Hellfest donne des ailes.

Galerie Photos

NDLR : Vous avez été nombreux à voir Morgane et son fauteuil roulant traversée les foules durant ce festival. Vous pouvez l’aider à slammer encore plus haut en participant à la cagnotte leetchi pour financer un équipement adapté à son handicap : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-morgane-elvira

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