Déjà plus de deux mois que les TransMusicales sont passées, mais noter la présence d'un groupe au festival est toujours un marqueur de qualité. Et cette année, un fait particulier était parfois mis en avant. Au-delà des venues internationales, il y avait le retour annoncé d'une scène rennaise. Et pas seulement pour les quelques concerts gratuits en après-midi, mais bien au milieu de la nuit dans le Parc Expo pour certains groupes. Parmi eux, Downtown Cuckoo, qui avait déjà sorti son album quelques mois avant.
Jimm est un jeune artiste parisien qui n'en est pas à son coup d'essai. En effet, il a depuis ses 17 ans officié dans plusieurs formations locales, ce qui lui a permis de se faire connaître sur le territoire national, notamment à l'aide de concerts un peu partout dans l'hexagone et à des passages radiophoniques. Jimm réapparaît aujourd'hui, seul cette fois, avec un premier EP sous son propre pseudonyme, enregistré et mixé par ses soins. Oui, Jimm est un touche-à-tout : l'intégralité de la galette est le fruit de son imagination. Il a pour cela dû mettre ses talents de multi-instrumentiste (guitare, basse, batterie, chant) à l'épreuve, pour un rendu fort intéressant...
Mettre quelques titres sur la toile peut s'avérer être positif pour une jeune formation qui souhaite exposer leurs créations musicales à des personnes qui s'égareraient par hasard sur leur myspace. Point de départ de leur aventure, Myspace a été l'élément déclencheur d'un engouement non controlé envers les What About Penguins. Duo parisien, Alex (Guitare/chant) et Ugo (piano/choeurs) ne se doutaient sûrement pas que le bouche à oreille fonctionnait aussi bien sur internet. Le nombre de visites sur leur page ne cessait d'augmenter jour après jour entrainant les deux jeunes musiciens à écrire de nouvelles chansons pour satisfaire leur nouveau public mais aussi à faire leurs premiers pas sur scène. Depuis octobre 2009, l'Ep Raw State est venu combler un auditoire de plus en plus nombreux au fur et à mesure qu'ils distillent leur pop/folk en live.
Héritiers de The Prodigy ou The Chemical Brothers, leaders du mouvement « Post-Rave » outre-manche, revendicateurs d'un nouveau son pour une nouvelle génération... Le moins que l'on puisse dire, c'est que les membres de Hadouken! placent la barre très haut lorsqu'ils parlent de leur statut et de leur nouvel album. Alors, est-ce que les big-beats et les MC's énervés de Hadouken!, agitateurs des Fluokids du royaume britannique, parviennent aussi à remuer ceux qui ont tant chéri le son de leurs ainés et les autres? Un nouveau phénomène des dance-floors, dont l'Angleterre a le secret, est-il en vue?
Esthétique travaillée à l’extrême (à califourchon entre urbanisme, gothique contemporain et manga), page myspace et clip visionnés quelques centaines de milliers de fois… Difficile de passer à côté de Simplyd4rk, trio français emmené par un leader s’attelant à pratiquement toutes les tâches (textes, musiques, vocaux, design), et dont le premier album, From The Grave, vient de sortir en autoproduction trois ans après l'EP Vampire Kiss. Une grosse claque.
Au tout départ, Alan Corbel n'était pas prêt pour se lancer dans un projet solo, prendre sa guitare et poser sa voix sur ses propres chansons. Il préférait passer du temps derrière son établie pour donner forme à des instruments qui passeront de ses mains à celles des musiciens qui effleureront les cordes appréciant le travail d'un luthier. Cet artiste rennais s'est caché dans des groupes pour ne pas être seul sous les projecteurs mais Alan Corbel vivait dans la musique. Breton à l'âme voyageuse, il n'a pas de véritable lieu d'attache, seul sa musique pourrait être son phare qui le guide dans sa vie. Aujourd'hui, Alan Corbel nous propose de le suivre dans son voyage musical en sortant un Ep qui nous coupe totalement le souffle par la mélancolie enivrante qu'il s'en dégage. Disponible depuis octobre 2009, cet Ep vient se ranger auprès des disques du regretté Jeff Buckley...
Entre électro teintée d’indus et abstract hip hop, Reverse Engineering dépeint au travers de sa musique un univers à la fois sombre et glacial, menaçant et futuriste. A la sortie de Duck & Cover en 2006, le trio suisse avait marqué les esprits de ses expérimentations sonores et technologiques. Avec la venue de son second opus, Highly Complex Machinery, il réitère sa formule et produit de ce fait un nouveau lot de morceaux déroutants, aux textures lourdes et synthétiques.