Il y a les bons albums, les mauvais, et les autres. Ceux qui sont les plus difficiles à chroniquer, qui vous réclament une certaine énergie et une concentration à toute épreuve. Le Backseat Education des High School Motherfuckers, premier album de la formation Punk Rock parisienne fait indéniablement partie de ces disques un peu particuliers qui épuisent le chroniqueur. Biberonnés aux Ramones, aux Sex Pistols ou encore Motörhead, le combo compose et voyage depuis plus de six ans déja. Débute logiquement l'épreuve du premier LP que High School Motherfuckers prépare depuis fin 2007 et sa sortie en Janvier dernier. Un disque fermement attendu des fans de Punk Rock et des journalistes. Retour sur un album un peu spécial.
Nouvelle ère pour Black Bomb A. Involontairement, chaque nouvel album est devenu synonyme de changement pour la formation basée à Lille. Après un One More Sound Bite To React marqué en profondeur par les influences les plus metal de la formation, Arno part vers de nouveaux horizons et cède son poste de chanteur à son prédécesseur Djag. Le binôme vocal à l’œuvre sur le très réussi Human Bomb à nouveau reconstitué, ce quatrième opus studio aurait pu représenter un retour aux origines longuement attendu. Epaulé par le label indépendant At(h)ome, Black Bomb A propose pourtant avec From Chaos une approche encore différente de ses aspirations d’origine.
Décidément ce printemps voit bourgeonner beaucoup de grosses sorties et c’est tant mieux, car en plus d’être grosses, elles sont bonnes. Mastodon se sera fait attendre depuis leur grandiose Blood Mountain il y a trois ans, car annoncé il y a un moment le concept album qu’est Crack The Skye aura fait durer le suspens. Tournant autour de la Russie Tsariste, avec des thèmes comme Raspoutine, ou encore des références à Icare, l’album s’annonce ésotérique et mystique. Mais qu'en est-il vraiment au niveau musicalité, arriveront-ils à garder le niveau de maîtrise dont ils avaient fait preuve avec leurs précédents opus ?
Cult Of Luna, en live, ce n’est pas une expérience anodine. Le groupe suédois excelle dans l’art de nous emmener loin, dans les hautes sphères, tout en dégageant une puissance incroyable. Le concert final de leur dernière tournée française, à l’Elysée Montmartre, n’a pas échappé à la règle, vous pourrez d’ailleurs le constater en découvrant notre live-report en cliquant ici. Nous, forcément, on s’est dit qu’un groupe qui repousse les limites de la création musicale aussi loin avait forcément des choses à dire, et ça n’a pas raté. Johannes Persson, guitariste, second chanteur et principal compositeur du combo, s’est plié au jeu de l’interview avec nous, pour votre plus grand plaisir. Et vous allez le voir, le bonhomme est aussi intéressant que la musique qu’il compose. Enregistreur lancé.
« Ce soir c’est grand soir » comme on dit. Il y a des jours comme ça où l’on sait que l’on va passer un bon concert, et là c’était le cas. Aller voir Psykup ou un de ses satellites, c’est de toute façon un bon moment assuré. Mais ce coup-ci, les dernières dates avec Milka au chant, ça risquait bien d’être explosif. À ne pas louper ! C’est donc après le boulot, un peu vannés, que l’on se dirige avec Pencilkz à la très bonne salle du Ferrailleur, d’ailleurs devenu un endroit bien connu par les Psykup & Co.
Street of Rage, voila un patronyme qui fait envie, comme ca, sans avoir au préalable pris la peine d'écouter le disque. Un nom comme celui-ci, ca sent la rue, l'asphalte, le sang et le free fight. Peut-être aussi suis-je nostalgique de ce jeu de combat des années 90, le fameux Streets of Rage sur Sega Megadrive, un beat'em all ma foi bien divertissant. Quoi qu'il en soit, venons en à ce qui importe réèllement : la musique ! Hé oui ! Et alors le petit EP de nos amis parisiens, Beat'em all ou pas ? Le combo s'est donc donné trois titres pour convaincre. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils n'y vont pas par quatre chemins !
Il y a des jours comme ça, où la vie nous réserve des surprises, bonnes ou mauvaises, l'essentiel étant que notre routine habituelle soit un peu bousculée. Qui aurait pu croire qu'en l'occurrence, ce petit remous viendrait d'une banale boîte à lettres ? Les chroniqueurs dans notre genre, assoiffés et grands consommateurs de musiques, peuvent malgré leur propension à analyser ce qu'ils écoutent ressentir une certaine torpeur dûe à la monotonicité du son qu'il peuvent ingurgiter. Mais une petite perle de fraîcheur nommée CandyCash, duo originaire de la capitale, va, qui l'eût cru, faire changer un peu tout ça le temps d'un album, et ça fait du bien. Trip-hop, electro-pop, musique cinématique, jazz ? N'essayez pas de dissocier les ingrédients du shaker, seul le résultat de la boisson compte, et en l'occurrence, beaucoup de gosiers feraient bien de s'en délecter.
C'est peu dire que ce second volet de la compilation Punk Goes Pop 2 était attendu, ceci compte tenu de l'intérêt mitigé suscité par le premier opus et surtout après avoir pris connaissance des formations qui allaient participer à ce successeur. Avec la ferme intention de stimuler un peu plus notre côté pop, assumé ou pas, Fearless Records nous a préparé un casting de rêve pour cette nouvelle galette, de Escape The Fate à August Burns Red en passant par les nouveaux cadors du happy hardcore A Day To Remember et Four Year Strong en pôle position. De quoi vraiment saliver en somme, avant d'insérer le disque dans la platine.
En sommeil discographique depuis l’excellent split partagé avec les défunts Noisedata, Crankset ressort de l’underground Français armé d’un pavé de taille. Que peut-on aujourd’hui reprocher au quartet originaire de Clermont-Ferrand, si ce n’est une injuste impopularité malheureusement inhérente à de trop nombreuses formations hexagonales ? Graceful Delicacy est une véritable démonstration de maitrise, le manifeste d’un groupe qui détient définitivement les atouts d’une réussite méritée.