Simone Choule est un groupe à plusieurs visages et totalement incontrôlable. Tous les membres font partie de formations rock qui sont actives pour la scène française, telles que Psykup et Aeria Microcosme. Force est de constater que vu le passé de chacun des musiciens le niveau est très élevé, et effectivement ce premier E.P. laisse présager un avenir fort intéressant pour cette nouvelle formation.
Venue tout droit de Boston, Amanda Palmer est célèbre pour son duo avec Brian Viglione, les Dresden Dolls. Mais ce soir les choses sont différentes, la formation annonçait récemment sa séparation et Amanda est ici pour présenter son projet solo. Un concert très unique à la Boule Noire de Paris, où Miss Palmer s'est permise d'embarquer avec elle quelques amis, certains arrivant même d'Australie.
La fin du néo-metal a vu émerger une nouvelle mouvance particulièrement en vogue auprès des jeunes auditeurs. Entre mélodies rapidement assimilables et looks travaillés à l’extrême, la vague émo-rock emmenée par des représentants comme My Chemical Romanche ou les radiophoniques Fall Out Boy s’impose rapidement auprès d’une large audience, entraînant dans son sillon un véritable culte de l’oripeau mêlant teintes noires et flashy. Kill Hannah, récemment signé en distribution par Roadrunner Records, pourrait aisément passer pour un gang de suiveurs. Si les musiciens n'étaient pas actifs depuis le milieu des années 90. La première démo du groupe date en effet de 96, mais les américains n’envahissent qu’aujourd’hui le continent européen, Until There’s Nothing Left Of Us se profilant comme une cuvée déjà datée de deux années.
Alliance indie-rock illuminée, coalition pop-noise dissonante, collectif arty-punk à la créativité démesurée… Depuis plus de dix ans, Deerhoof arrange et déconstruit les structures instituées de la musique rock pour mieux se les approprier. Avec Offend Maggie, son dernier album, le groupe le plus déjanté de tout San Francisco poursuit sa traversée d’une Amérique à la fois bruitiste et mélodique, aux confins de l’expérimentation et de la spontanéité.
En cette fin d'octobre 2008, en pleine période de crise mondiale et financière un gangstaz rap débarque dans les bacs armé de leur nouvel arme révolutionnaire The Takeover. Ce collectif est né fin des années 90 sous l'impulsion de Mr Maloke, taupe affublée d'un chapeau haut de forme et leader indétronable des Puppetmastaz qui fit seul ses débuts dans le milieu du rap. Très vite, plusieurs membres se grèfferent à sa vision de la musique et ensemble, ils voulaient porter leurs voix aux humains. Pour les non initiés, les Puppetmastaz sont à mi chemins entre le Muppet show et le Wu-Tang Clan où se cachent de véritables rappeurs et producteurs berlinois. Après trois ans d'absence, The Takover signe le retour en force du plus étrange et unique crew de la scène rap mondiale.
Après plusieurs albums avec les Hurlements d’Léo, Laurent Bousquet est de retour avec son projet solo Kebous (autrement dit Bousquet en verlan) pour nous servir un album Live. Deux albums en solo et quelques tournées auront suffi au chanteur français pour se créer une réputation et un public. Nous retrouvons dans ce Concert des reprises des Hurlements mais aussi ses propres compos issues de Lunapar et même une chanson de Noir Désir ainsi que de Miossec. De quoi passer un sympathique moment sur scène.
Wolves avait marqué un tournant dans la courte carrière des allemands de Deadlock. Et entraîné quelques inévitables critiques dans son sillon, le groupe développant avec cet album une dimension nettement plus mélodique de par l’intégration « à plein temps » de leur choriste Sabine Weniger. De discret atout lyrique, la demoiselle vient à occuper une position centrale, laissant planer sur l’avenir de Deadlock un possible formatage vers un registre metal à voix féminine aux rangs surchargés. Pourtant, le désormais sextet était parvenu à conserver l’esprit d’origine. Inscrit dans la même continuité, Manifesto vient une nouvelle fois prouver de l’habilité de la formation à marier les styles.