Qu’on se le dise, chroniquer un album d’(Hed) p.e. c’est un peu toujours la même chose, avec son lot de bonnes chansons et de titres un peu moins percutants. Car les (Hed) p.e. font toujours du (Hed) p.e. et feront toujours du (Hed) p.e.… Et effectivement ce n’est pas avec un album ou un DVD tous les ans depuis cinq ans que la bande à Jahred est prête à changer ses habitudes. Alors oui être prolifique c’est bien, mais le tout étant quand même de garder un certain niveau de création. En cela la formation ne se fourvoie pas spécialement, car même s’ils ne se renouvellent pas constamment c’est toujours un plaisir de réécouter une pléiade de titres incendiaires et hautement énergiques. Quand-est-il donc de cette dernière livraison intitulée New World Orphans qui du bout de ses trois versions (Red, White & Black) nous propose au final presque une trentaine de titres avec les différents bonus ? A vouloir trop en faire les (Hed) p.e. ont-ils atteint leurs limites ?
Certains n'attendent pas l'heure des bilans pour viser le podium. Quelques semaines après l'habituelle prolifération dans les médias spécialisés des classements encensant le haut du panier musical, en l'occurence celui de 2008, les américains d'Animal Collective lancent un pavé dans la mare encore calme et en gestation de 2009, sous la forme d'un album, répondant au doux nom de Merriweather Post Pavilion. Connaissant la propension du quatuor (depuis devenu trio) à nous proposer des pièces musicales qui nous disent d'oublier les étiquettes, tout en étant de haute volée, on peut s'attendre à du très bon. Alors, Animal Collective, à garder au chaud pour un top 10 2009 ?
En sept albums pour autant de perles d’émotions sombres et torturées, Katatonia a su depuis le début des années 90 imposer un style à la fois riche et totalement personnel, n’hésitant pas à prendre au moment du fantastique Discouraged Ones une orientation artistique radicalement nouvelle et inattendue. Du doom aux encornures death des débuts, il ne reste aujourd’hui plus que les tristes et mélancoliques inspirations, remarquablement exploitées par une série de disques explorant des horizons rock dépressifs et mélancoliques. Avec The Great Cold Distance, Katatonia avait amorcé un retour vers une brutalité plus marquée, bien que le tout s’inscrive dans la continuité d’un Viva Emptiness plus éthéré. La tournée soutenant leur dernier opus promettait d’être épique. Live Consternation, second DVD live du groupe, en retranscrit l’ambiance avec une authenticité troublante.
Energique et mélancolique, sinueuse et aérienne, songeuse et explosive… La musique que dévoilent les écossais de Errors oscille constamment entre les impressions. Signée en 2005 chez Rock Action (label initié par Mogwai), cette formation originaire de Glasgow sillonne depuis ses débuts les territoires peu explorés du post-électro au travers de ses expérimentations sonores. Au jour d’aujourd’hui, deux ans après la sortie du très prometteur EP How Clean Is Your Acid House, elle refait enfin surface sous la forme d’un quatuor avec un premier album dénommé simplement It’s Not Something But It Is Like Whatever.
Formé au cours de l’hiver 2007, il n’aura fallu que quelques semaines aux new-yorkais de Tombs pour proposer un EP via le label underground Level Plane. Un premier essai discographique qui permet au groupe de rapidement gravir les échelons, malgré quelques dommages collatéraux essuyés sur l’année 2008 au niveau de son line-up. Remarqué par les meilleurs fouineurs musicaux de la scène Américaine, Relapse Records, le trio se permet un véritable album après seulement quatorze mois d’existence. Un tour de force à la hauteur de ce Winter Hours, ambitieux et passionnant.
Lorsque Linkin Park sort un nouveau disque, on commence à s'habituer que ce ne soit pas un véritable album tout neuf. En effet depuis le début de sa carrière, le groupe en est à : 3 albums, 1 live, 3 albums de remix et cette année, c'est un deuxième album Live qui vient compléter leur discographie. Rien d'original donc, reste à voir ce que ce nouveau concert a de différent de son prédécesseur, Live In Texas.
Snow Patrol est de retour depuis le 5 janvier avec son nouvel album A hundred million suns enregistré durant l’été 2008 aux studios Hansa à Berlin (là où David Bowie enregistra ‘Low’, ‘Heroes’ & ‘Lodger’) et au studio Grouse Lodge en Irlande. Gary Lightbody de Snow Patrol nous livre ses impressions sur ce travail de longue haleine.
Né au milieu des années 90 sous l’impulsion de 7 amis d’enfance, No More Babylon est un groupe de reggae dont le style oscille entre le roots et le dub. Comptant à son actif 2 albums et plusieurs centaines de concerts - aux côtés de Jimmy Cliff, Alpha Blondy ou encore Toots and the Maytals - la formation toulonnaise revient à ce jour défendre les valeurs incontestables du son « à l’ancienne » sur Roots Meeting. Elle se renomme pour l’occasion « No More Babylon & Friends », invitant plusieurs pointures de taille à partager le riddim et à rendre hommage aux productions des générations passées.
Trois années, c’est le temps qu’il aura fallu à Roadrunner pour se décider à commercialiser ce DVD du concert événement fêtant les vingt-cinq ans du label. Une date historique qui avait déjà donnée naissance quelques mois plus tôt à la compilation Roadrunner United. Un disque constitué de collaborations inédites entre les différents artistes rattachés au label, l’écriture ayant été déléguée à quatre capitaines : Robb Flynn de Machine Head, Joey Jordison de Slipknot, Matt K. Heafy de Trivium ainsi que Dino Cazares, ex-Fear Factory et actuel Divine Heresy. Un véritable melting-pot musical présenté sur les planches new-yorkaises avec un line-up de trente-neuf musiciens incarnant passé, présent et futur de la scène metal américaine made in Roadrunner.