Cinquième album, premier chez Conspiracy records, ainsi que premier effort depuis presque quatre ans suite à une tournée de plus de cent dates, et une nouvelle fois Steve Albini à la production pour ce Hymn To The Immortal Wind. Mono c’est du post rock bien planant, des ambiances ficelées au millimètre près et surtout une émotion musicale très forte. Avec tous ces ingrédients et une solide réputation de travailleur forcené et prodigieux, nous sommes en droit de nous attendre à un opus de qualité.
Concept original que celui proposé par les américains de Zombi. Se rapprocher d’une ambiance rock en basant sa musique sur des canevas synthétiques n’est en effet pas chose aisée. Le binôme s’adonne pourtant à cet discipline artistique de haute voltige depuis 2004. Avec Spirit Animal, les américains signent un quatrième opus original et audacieux, placé sous la bannière de Relapse Records, qui prouve une nouvelle fois de sa volonté à s’engager sur les marchés les plus expérimentaux.
Après la sortie de leur dernier album The way of all flesh, une tournée monumentale aux states…, Pencilkz et moi-même avons eu le plaisir de nous entretenir avec la batteur de la formation (et frère de Joe) en la personne de Mario Duplantier, qui nous a accordé son temps avec toute sa gentillesse désormais légendaire. C’est donc à l’occasion de leur passage à l’Olympic de Nantes pour leur tournée européenne que nous avons pu l’interroger sur leur nouvel effort, le sens des paroles, leurs engagements… Pour ce faire on vous propose d’aller en suite pour utiliser une nouvelle fois nos petits lecteurs (tout nouveau tout beau en plus) et avoir la chance d’entendre la douce voix de Mario (ainsi que les notre, hein ! Quand même !).
Après cinq années de silence discographique, The Prodigy refait enfin surface avec le très attendu Invaders Must Die. Pour ce cinquième opus, la bande à Liam Howlett renoue avec la tradition « rave » de ses débuts, sans pour autant négliger ses aspirations punk, rock et industrielles. Entre résurrection du passé et revival d’une époque, la formation anglaise célèbre ainsi les fondations de sa musique, donnant à entendre une vision du futur à la fois nostalgique et survoltée.
On le savait déja plus ou moins : les landais de Gojira, en plus de composer une musique aussi ambitieuse techniquement que musicalement, seraient a priori des grosses bêtes en concert. Plus qu'une rumeur, évidemment, et le public nantais ne s'y trompe pas, à en juger par les affiches annoncant une nouvelle date sold-out pour les quatre gaillards. The Way Of All Flesh, bien qu'ayant un poil moins convaincu que son prédecesseur From Mars To Sirius, reste un dernier album de très grande qualité, imposant Gojira comme une référence metal à l'échelle internationale. Le public français étant évidemment un poil plus exigeant avec ses compatriotes, il était intéressant d'aller jeter un oeil pour voir comment tout ce petit monde s'en sort sur scène avec un nouvel opus trempé dans l'acier à défendre.
A l'occasion du passage nantais de leur tournée européenne, suivant la sortie de leur très bon dernier album The Hawk Is Howling, Peter et moi-même avons eu l'immense occasion de nous entretenir avec l'un des membres emblématiques du groupe Mogwai. Les positions sur ce dernier opus étant aussi différentes que tranchées à travers la presse, leurs concerts étant toujours réputés pour être autant de moments d'émotions que de déferlantes de bruit ( vous en doutez ? Notre live-report de l'évènement se situe juste ici), le groupe ayant également décidé de participer à des bandes originales ou plus récemment de raviver la guéguerre avec Damon Albarn, Stuart Brainwhite a eu du pain sur la planche. Il nous répondra en toute sincérité, avec le peu de loquacité qui le caractérise, mais quelques mots bien placés valent mieux qu'un long discours.
Groupe issu de la scène underground bruxelloise, Joshua s’apprete à sortir son troisieme album personnel sous le nom d’Animals will save the world. Tête pensante du projet, Greg Avau accompagné au micro du chanteur Senso et du producteur Stef Debruyne définit la musique de Joshua comme un concentré de Street Pop dégageant une énergie particulièrement positive aux sonorités variées et urbaines. On ressent indéniablement des notes soul, des pointes d’électro à l’écoute de cet attachant Animals will save the world.
Nouvelle signature du label Conspiracy Records (Mono, Isis…), Gnaw est ce qu’on appelle communément un super-groupe. Effectivement ce jeune groupe formé en 2006 est l’association d’Alan Dubin (ex-Khanate, Old), de Jamie Sykes (Burning Witch), de Carter Thomton (Enos Slaughter), de Jun Mizumachi (ex-Ike Yard) et de Brian Beatrice. La formation évolue entre noise allant lorgner vers le Doom avec une pointe d’électronique bien sombre. Avec un tel ligne-up et un style si particulier, nous ne pouvions que nous demander quel était le résultat. Eh bien avec ce premier effort intitulé This Face, le combo ouvre les portes d’un monde bruyant, sombre et techniquement implacable.
La bruine, le vent, le froid… et la musique ! Avec son climat quelque peu difficile, l’Ecosse serait-elle prédisposée à voir émerger en ses terres une multitude de formations de qualité ? A l’instar de leurs nombreux compatriotes qui ont su se faire connaître outre-Manche, les cinq membres qui composent De Rosa semblent effectivement s’inspirer de leur environnement pour donner vie à des chansons toutes aussi adroites qu’ingénieuses. Trois ans après le remarquable Mend, ils reviennent enfin présenter aux amateurs de son « émotif » leurs aspirations folk au travers d’un deuxième album : Prevention.