Birdy Nam Nam : un all-star band du turntablism, vainqueurs en 2002 du championnat DMC qui sacre les meilleurs DJs de la planète. En 2005, leur premier album éponyme achevait de nous prouver que les platines et les tables de mixage ouvraient la voie à une nouvelle création musicale. Sa cohérence, surtout, impressionnait, en contraste avec l'incroyable diversité des sons utilisés par les DJ qui prenaient le rôle d’un véritable instrument. Crazy B, Pone (DJ des Svinkels), Little Mike et DJ Need ont depuis fait du chemin. Squattage en règle des salles de concerts et des festivals, bouche-à-oreille rapide grâce à leur titre phare« Abbesses » , sortie d'un album-dvd live... Le trajet classique, de l'underground du hip-hop aux grandes salles parisiennes. Cette évolution du statut des Birdy Nam Nam expliquait le buzz autour de la sortie de Manual for successful rioting. Le second album confirme-t-il les espoirs suscités par leur maîtrise des platines et de la composition new-school ?
Ce n'était pas la foule des grands jours ce jeudi 12 février à La Locomotive pour la date parisienne du Nocturnal European Tour (du nom du dernier album de la tête d'affiche, The Black Dahlia Murder). La faute peut-être à la "concurrence", Soulfly jouant le même soir au Bataclan... Mais les plus bourrins ont tout de même répondu à l'appel pour cette affiche allèchante, mélangeant metalcore, death et grind. Quelques noms en vue de la scène française sont également présents (Darkness Dynamite au complet, ou encore le guitariste et le chanteur de L'Esprit du clan), signe peut-être qu'on se trouve au concert métal le plus intéressant de la soirée.
Ce soir Furykane est invité par Strain, un petit groupe de lycée, à venir jouer à la scène bastille. Ils se produisent donc en première partie et sont surtout là pour chauffer la salle. Contrairement ce à quoi on pouvait s'attendre pour un dimanche soir et malgré des flys hideux, le public à répondu présent. La scène bastille est remplie de 3/4. Principalement des lycéens. Le groupe va pouvoir s'adresser à une cible ouverte au métal. Le concert commence peu de temps après l'ouverture des portes. On entend une alarme, des grésillements. Une voix paniquée nous annonce l'arrivée des « activistes » Furykane. L'intro nous met dans l'ambiance, l'heure est grave et nous sommes près pour un gros « bordel ».
Malgré un rythme de production plutôt soutenu, Letzte Instanz n’est jamais réellement parvenu à s’imposer sur le territoire Français. Probablement en raison d’un chant entièrement en allemand, choix posant des barrières là ou une musique par ailleurs très easy-listenning aurait pu permettre au septet de toucher une large audience. Les Allemands n’ont de plus jamais proposé un travail particulièrement novateur, constante dont témoigne une nouvelle fois ce Schuldig, qui fait suite à une pause acoustique proposée en 2007 avec Das Weisse Lied.
Avec un troisième album sorti chez Warp en août 2008, Blood, Looms and Blooms, Leila se devait de présenter ses nouveaux morceaux en live sur le territoire français. Et bien c’est chose faite ! Après un passage au festival Factory en octobre dernier, la productrice anglaise est donc revenue à Paris fin février dans le cadre de sa tournée européenne. Rendez-vous dans la salle intimiste du Café de la Danse pour la retrouver en compagnie de quelques uns de ses vocalistes, mais aussi du barcelonais Filastine, pour une soirée hautement électronique.
Sacrament commençait à monter quelques limites pour Lamb Of God. Répétitif, ne présentant aucune volonté d’innovation par rapport à son glorieux prédécesseur Ashes Of Wake, le disque restait malgré tout relativement réussi et trouvera facilement son public. Un accueil favorable en partie inhérent à l’efficacité débordante ainsi qu’à l’incroyable technicité dont a toujours témoigné le quintet américain. Il était cependant temps pour le groupe de renouveler ses terrains de jeu, et Wrath pourrait bien représenter aujourd’hui une nouvelle étape dans la carrière de Lamb Of God. Désormais épaulée par Roadrunner Records pour l’Europe, la formation livre avec ce nouvel opus onze compositions dévastatrices.
Tranquillement posé sur une chaise à balançoire, Sammy Decoster nous regarde fixement avec ses yeux noirs, attitude qui peut nous mettre mal à l’aise lorsqu’une personne que l’on ne connaît pas nous fusille du regard. Prenons nous le risque de tenter une approche avec l'artiste ? Ou l'on oublie le sentiment que l'on a ressenti au vue de l'artwork pour nous plonger dans l'univers musical de cet auteur compositeur? Sammy Decoster avec son premier album au nom étrange, Tucumcari nous transporte pendant trois quart d'heure dans le road movie brumeux et mélancolique de ce jeune artiste attachant et nous donnant envie de voyager en sa compagnie pendant douze titres.
Début décembre 2008, les gallois de Funeral For A Friend investissaient la Boule Noire pour promouvoir leur dernier album en date Memory and Humanity, opus déjà chroniqué dans nos pages il y a plusieurs semaines lors de sa sortie française. L'occasion était belle pour rencontrer le nouveau bassiste de la formation : Gavin Burrough qui succède à Gareth Davies. Déja bien intégré au sein de la formation, sans complexe et sans timidité, le nouveau membre de Funeral For A Friend s'est livré avec éloquence et plaisir à cette petite interview.
Revoilà nos trois furieux de Sith avec un premier album explosif et haletant. On vous en avait déjà parlé à la sortie de leur démo, eh bien cette fois Leiden est enfin disponible en version intégrale avec ses 15 titres. La première approche avec leurs cinq premiers morceaux avait déjà séduit grâce à un savant mélange de goth-métal et d’indus avec quelques touches électro bien placées. Ainsi la barre avait été placée haute avec un rythme soutenu, et il ne nous reste plus qu’à découvrir si le défi a été relevé avec la même énergie et la même originalité.