Phoenix est un de ces groupes versaillais agaçants, ceux du mouvement qu'on nommait la french touch, avec un succès sans conteste à l'étranger mais pas toujours reconnu immédiatement sur place. Pourquoi le groupe Phoenix est-il agaçant ? Parce que toujours impeccable. Toujours propre sur lui. Même lorsqu'il passe à la télévision américaine, au Saturday Night Live, il a le droit à une ovation (on murmure même que certains étaient convaincus qu'il s'agissait d'un playback tellement c'était réussi). Pire encore car conscient de son sublime ; un peu comme le corbeau de la fable, qui n'aurait plus la peine d'écouter un renard le flatter car il se prendrait par avance pour le « phénix des hôtes » de la scène musicale. Ainsi, quand Phoenix doit sortir un nouvel album, il s'autorise un clin d'œil à celui qu'on prendrait volontiers pour l'oiseau le plus resplendissant de la musique classique. On obtient Wolfgang Amadeus Phoenix.
Etrange idée marketing que celle de publier les quatre (et uniques) singles d'un album avant même sa sortie. Maintes fois repoussé jusqu'à octobre 2008, 4:13Dream, treizième opus de TheCure, débarque dans les bacs avec, déjà, un arrière-goût plutôt fade et mal accepté, arrière-goût accentué par l'EP de remixes assez dispensable qui l'a précédé d'un mois.
Voici bientôt un an que La Phaze a sorti son album, Miracle. A l'occasion de l'édition 2009 des Solidays, nous avons rencontré Damny et Arno afin de faire un petit point sur l'actualité du groupe et ses projets pour les mois à venir. Ce fut aussi l'occasion d'engager des discussions un peu plus funky et décompresser sous le soleil d'été à l'hippodrome de Longchamp. Nous avons filmé cette rencontre pour l'occasion, découvrez la vidéo en suite de cet article.
20 ans de hardcore, des bas-fonds de New-York City jusqu'aux quatre coins du globe. La chaleur étouffante du Nouveau Casino en cette soirée du 14 août doit autant à la fournaise de la journée qu'aux fans parisiens venus fêter comme il se doit l'anniversaire de Madball, légendes d'une scène sans concessions.
Formation inconnue au bataillon, Foobar The Band semble livrer avec Your Friend, My Friend son premier véritable opus. Invisible sur la toile en raison d’un nom évoquant d’avantage une application rattachée au géantissime Microsoft, ce quintet originaire de Gothenburg en suède ne pratique pas le death mélodique, mais serait d’avantage attiré par le stoner alcoolisé au whisky frelaté. A l’américaine, Foobar The Band pose sur bandes onze compositions conviviales.
A l'occasion de la sortie de leur nouvel album, Grand Soir, nous avons rencontré Pierrot et Philly, respectivement chanteur et saxophoniste de La Ruda. Le groupe angevin se produisait sur scène, face à l'Hotel de Ville de Paris dans le cadre du festival FNAC Indétendances Paris Plage. Ce fut l'occasion de revenir sur plus de 13 années de carrière et de prendre quelques nouvelles d'un des groupes les plus sympathiques de la scène française.
Les gens de chez Relapse Records, les connaisseurs approuveront, n'ont jamais été forts pour sortir des disques gentils et mélodiques. Non, ici, on lorgne vers les terres rudes du grind, du sludge, du death, bref, autant de niches qui tapent là où ça fait mal, pour notre plus grand plaisir. C'est donc un disque méritant son logo de label sur la pochette de son dernier album que nous allons chroniquer. Buried Inside ne laisse que peu d'espoir à la lumière, et ce troisième album, Spoils Of Failure, ne déroge en rien à la règle, le couvercle reste fermé à double tour, pour 54 minutes d'apnée. Alors, prend-t-on au final du plaisir à se faire du mal ? Pas vraiment.
Sorti en 2000 et clôturant la trilogie entamée par Pornography puis Disintegration, Bloodflowers voyait The Cure revenir à ses premières amours : des morceaux ornés de désespoir et de mélancolie, alternant entre petits chefs-d’œuvre (le final cold-wave « Bloodflowers ») et titres plus épurés (« Where The Birds Always Sing »). The Cure se réconcilie avec son public et la critique, bien qu’ayant du mal à toucher un plus vaste auditoire : quatre ans plus tard, il se décide à remettre tout le monde d’accord.
Bon, faut bien avouer, Brest, c'est pas la ville la plus motivante pour partir en festival. C'est loin, c'est pas super beau, et il pleut tout le temps. Ça, c'est toujours ce qu'on se dit avant d'avoir mis les pieds, au moins une fois, à Astropolis. Le temps de constater que les allégations météorologiques et architecturales sont partiellement fausses, et, tout simplement, que ce festival est la meilleure grand-messe concernant les tendances électroniques en France. 15 ans au compteur, cela méritait une fête digne de ce nom, sous des auspices les plus cosmiques qui soient. Voyons voir.