Manson continue le virage qu’il avait amorcé avec Eat Me, Drink Me et nous revient avec un nouvel effort aux accents Glam-rock, façon Mechanical Animals, en plus pop et romantique, même si plus électrique (par moments) que son prédécesseur. C’est définitif, enfin pour le moment, semble-t-il, l’Antéchrist a bel et bien brulé ses ailes pour prendre un visage qui se rapproche de l’humain, découvrant ainsi un peu plus nos joies et nos souffrances. Ce qui est bien avec Marilyn Manson, c’est qu’il ne reste pas sur ses acquis et nous surprend, avec plus ou moins de talent, à chaque nouvelle apparition discographique. Donc en toute logique, une annonce de sortie est toujours attendue au tournant, que ce soit par les différentes générations de fans ou bien ses détracteurs. De plus, The High End Of Low voit la renaissance du couple Manson/Twiggy qui avait fait les belles heures de la formation.
Là où bon nombre de formations dark mainstream persistent à utiliser tous les poncifs imaginables pour créer d’admirables bouses à destination des ados rebelles en manque de bracelets à clous, il en existe encore quelques autres, plus discrets, distillant dans leur musique un parfum enivrant et difficilement assimilable.
Plus que l'élection de Barack Obama à la tête des Etats-Unis, plus que la prochaine coupe du monde et la démission de Raymond Domenech, c'est peu dire que ce nouveau The Blackout était attendu. Après les succès indiscutables et indiscutés des premiers salves du combo, le EP The Blackout! The Blackout !The Blackout! et l'album We Are The Dynamite, les britanniques se devaient de confirmer et n'avaient pas hésité une seconde à enfiler le bleu de chauffe pour nous pondre The Best In Town. Et avec cet aura internationale, aquise à la sueur de leurs fronts et grâce à leur grande dexterité artistique, les jeunes loups avaient un peu de pression sur les épaules. Et pourtant, mission réussie pour ce disque cinq étoiles. Récit.
L’année passée, Anti-Flag fêtait ses vingt années de carrière et d’activisme. Malgré les multiples changements de line-up, de labels (Side One Dummy récupère la donne pour cette nouvelle sortie), les américains continuent d’avancer et de composer avec la frénésie d’un junkie en manque de substances hallucinatoires. Rarement absent plus de quelques mois, le quatuor est de retour avec un The People Or The Gun au titre et à l’artwork évocateurs, preuves que les américains demeurent bien campés dans les positions qui ont toujours été les leurs. Anti-Flag reste Anti-Flag, et le prouve une nouvelle fois en dix compositions.
Cela fait déjà dix ans que les Rinôçérôse font se rencontrer rock et électro, avant même que ce ne soit la mode avec la vague des Klaxons… Le duo français, toujours aussi productif et inventif, nous revient une fois de plus avec de la bonne musique. Sans pour autant se réinventer on est sûr d’avoir d’excellents titres à chaque fois ! Ce Futurino reprend les ingrédients qui ont fait la réputation de la formation : du rock, des sons technoïdes étranges et une sacrée bonne dose d’énergie.
Pour son Love Revolution Tour, Lenny Kravitz avait posé sa guitare et ses lunettes noires au Zénith de Nantes, l’occasion parfaite de voir la grosse machine de guerre sur scène. Après 20 ans de carrière, déjà, est-il toujours aussi énergique ? Ses frasques avec Madona ou Vanessa Paradis sont déjà bien loin, ses gros gros hits aussi. Mais un concert best of de Kravitz reste un moment musical assez extraordinaire, quand on connait les qualités de showman de l'artiste !
Débarqué courant 2005, le premier album éponyme des trublions de Maniacx n’a pas manqué de marquer la critique professionnelle comme publique. Propulsé révélation du printemps de bourges la même année, le groupe aura conquis les scènes des plus grands festivals avant de s’engager dans une création commune avec les extraterrestres de Puppetmastaz. Enfermé au Cox In Hell Studio l’année passée, les trois rigolos préparaient la riposte. Plus fort, plus loin, plus déjanté, Crazy Sound With The Aliens présente un Maniacx puissance 2.
Qu’on se le dise, Nosfell est un OVNI, rarement un artiste aura si bien réussi à retranscrire son univers et sa langue en musique, mis à part Christian Vander avec Magma et son Kobaïen. De retour avec un album éponyme qui clôt un triptyque commencé il y a quatre ans avec Pomaïe Klokochazia balek, Nosfell nous dévoile une facette plus rock de sa musique.
Mythique et à la fois trop méconnu, Hint s’est imposé dans les années 90 comme une référence en matière d’expérimentation sonore. Indus, noise, ambient, metal, jazz, influences ethniques… Le duo angevin a réussi durant ses six années d’existence à entremêler les genres au travers d’une musique avant-gardiste, tout aussi composite que bruitiste. Pour 2009, à l’occasion de sa résurrection live, le label lyonnais Jarring Effects lui rend hommage en éditant un double best-of intitulé 93/99.