Froide soirée sur Laval, au cœur des vacances de Février. Pas grand monde ne se promène le long de la Mayenne, d'autant plus que les berges sont laissées dans le noir. Quelques trains passent régulièrement sur le viaduc. Vu ainsi, la soirée ne s'annonce pas très excitante. Heureusement que Laval a trouvé une parade : les concerts du 6par4 et pour cette fois, une affiche prometteuse qui regroupe ce qui se fait de mieux dans les musiques actuelles, dans ce qui mélange l'électro, la pop et le rock.
Se lancer dans un album de reprises, même quand on possède une notoriété incontestée, est toujours un exercice périlleux; de nombreux artistes, plus ou moins en fin de carrière, se sont lancés dans cette voie ces dernières années, comme Paul Anka, Sting ou encore Rage Against The Machine, avec selon les cas plus ou moins de réussite. C'est le choix qu'a aussi fait l'insondable Peter Gabriel, ex-membre de Genesis et gourou de la world music, avec ce Scratch My Back, première partie d'un projet où l'artiste rend hommage aux groupes qu'il affectionne, avant la seconde phase où ceux-ci devront lui rendre la pareille.
Détenteurs de trois albums bricolés au son « folktronica », les londoniens de Tuung s’apprêtent à sortir leur tout nouvel opus : And Then We Saw Land. Pour cette occasion, nous avons eu la chance de rencontrer Mike Lindsay et Becky Jacobs, duo vocal de la formation, afin de discuter de la nouvelle direction musicale prise par Tuung, des divers changements internes qui sont subvenus ces deux dernières années ou encore de leurs différentes collaborations live. Compte-rendu de l’entretien.
Compositeur émérite, producteur hétéroclite (M83, Agoria, Mélanie Pain), Benoît de Villeneuve présente à ce jour Dry Marks Memory, un deuxième album qui expérimente la pop de manière tout aussi protéiforme que moderne. Cinq ans après le prometteur First Date, Villeneuve revient donc charmer les esprits de ses mélodies prenantes et de ses ambiances éthérées au travers d’un ensemble de poésies sonores aux couleurs cinématographiques.
Il y a des disques ou des groupes qui ne nous parlent pas du tout lorsque l'on s'attarde à leur noms ou à l'artwork de leurs créations. Ressenti qui s'est réalisé lorsque mes yeux se sont portés sur cette pochette rouge bien flashy au logo qui arbore des ailes d'oiseau avec au milieu de celui ci, un grand L. L comme première lettre de Lafayette, groupe parisien qui ne doit pas faire de la folk au vue de l'allure des musiciens qui se présentent sur l'artwork. Quator composé de trois musiciens à la peau blanche et d'une chanteuse à la peau noire... Encore un album qui va nous envoyer dans les méandres de pop britannique? Avec Rock You, premier album de Lafayette, on se demande si le groupe est réellement basé en France tant l'énergie rock qui s'en dégage nous fait voyager dans le temps et hors de nos frontières. Dix titres, dix claques !
En 2008, sept gallois au nom espagnol de Los Campesinos! signaient en quelques mois à peine deux albums, peu après un EP prometteur rempli à raz-bord de tubes. Sorte de fanfare indie-rock aux trois guitares, ces trois filles et quatre garçons paysans peinaient malheureusement à satisfaire sur la longueur. Si, dans les années, l'attente a été plus longue cette fois puisqu'on en est à deux, il s'agit en réalité de moins de quinze mois entre ce dernier effort, Romance Is Boring, et le précédent. La formule n'a pas changé en apparence, donc un même résultat pourrait logiquement être attendu.
Genre autrefois réservé à l'élite musicale, caractérisé par une technique au dessus de la moyenne et ancré au sein du mouvement psychédélique dans les années 60/70, le rock progressif popularisé et magnifié par Pink Floyd ou King Crimson a fait de nombreux émules sur la scène musicale actuelle. The Daedalus Spirit Orchestra, jeune formation d'Ile-de-France en est un exemple, essayant de s'approprier les codes des maîtres du genre pour créer un univers musical complexe et psychédélique. Ampulla Magnifying est la concrétisation de ce projet ambitieux, qui montre de manière équivoque, toute la difficulté de présenter des morceaux attrayants au sein d'un monde musical obscur et déstructuré, au risque de rester dans la confidentialité de ses créateurs...
Déjà plus de deux mois que les TransMusicales sont passées, mais noter la présence d'un groupe au festival est toujours un marqueur de qualité. Et cette année, un fait particulier était parfois mis en avant. Au-delà des venues internationales, il y avait le retour annoncé d'une scène rennaise. Et pas seulement pour les quelques concerts gratuits en après-midi, mais bien au milieu de la nuit dans le Parc Expo pour certains groupes. Parmi eux, Downtown Cuckoo, qui avait déjà sorti son album quelques mois avant.
Jimm est un jeune artiste parisien qui n'en est pas à son coup d'essai. En effet, il a depuis ses 17 ans officié dans plusieurs formations locales, ce qui lui a permis de se faire connaître sur le territoire national, notamment à l'aide de concerts un peu partout dans l'hexagone et à des passages radiophoniques. Jimm réapparaît aujourd'hui, seul cette fois, avec un premier EP sous son propre pseudonyme, enregistré et mixé par ses soins. Oui, Jimm est un touche-à-tout : l'intégralité de la galette est le fruit de son imagination. Il a pour cela dû mettre ses talents de multi-instrumentiste (guitare, basse, batterie, chant) à l'épreuve, pour un rendu fort intéressant...