Trois jours après la sortie de leur nouvel album Shoegazing Kids, le groupe parisien Stuck in the Sound se produisait à la Maroquinerie, qui affichait complet pour l’occasion. Retour sur une soirée attendue depuis des mois par leurs fans.
Il y a des concerts comme ça, quand on voit l'affiche, on se dit qu'on ne raterait ça sous aucun prétexte. Alors quand notre regard croise l'annonce d'un concert de Mogwai, à l'Olympic, avec Errors en première partie, la question ne se pose même pas. Quand on connait un tant soit peu la propension des écossais à décupler la puissance émotionnelle de leur musique en live, on se dit que d'aller voir les chansons de leur dernier album, The Hawk Is Howling, passer l'épreuve de la scène, ça peut valoir son pesant de cacahuètes. Vos humbles serviteurs, Peter et moi-même, sommes donc allés jeter un oeil et une oreille avisés à cette prestation scénique qui s'annonçait haute en frissons.
Dans un contexte culturel en crise et après plus de trois années d’absence discographie, on pensait Meikwei disparu dans les sombres limbes du rock auto-produit, à l’instar de bon nombre de formations semi-professionnelles lassées des difficultés désormais inhérentes à la production live ainsi qu’à l’enregistrement. C’était sans compter sur la ténacité du quatuor, qui produit une nouvelle fois à ses frais deux EPs représentant les différentes facettes musicales propres à son travail. En parallèle du cinq titres Acoustique, Meikwei presse Six Ans, disque renfermant un chapelet de morceaux directement inscrits dans la continuité de son premier opus Seul.
Aerial View fait partie de ces groupes Pop et atmosphériques qui intriguent et nous font prêter une oreille plus attentive à leur musique, comme c’est le cas pour Bloc Party. La formation française n’a pas beaucoup de choses à envier par rapport aux groupes vendant par fourgons leurs CD. Nous avons ici à faire à un très long E.P. (entendez une dizaine de titres pour pas moins d’une heure de musique), ce qui est rare pour ce genre de format, si bien qu’on a entre nos mains un album complet et intéressant.
Telefon Tel Aviv n'a jamais eu une fortune inouïe dans sa carrière. Avec un premier effort, Farenheit Fair Enough, plantant les premiers jalons d'une carrière tournée vers l'electronica à un moment où le genre s'affaisse cruellement dans le coeur des afficionados d'electro, le suivant, Map Of What Is Effortless, proposant une évolution pop-soulful qui aura peiné à convaincre malgré sa qualité, le groupe aura peiné à dépasser le stade de groupe undergdround culte. Charles Cooper et Josh Eustis mériteraient donc une place un peu plus éclairée que celle qui est la leur depuis leurs débuts, et c'est avec un nouveau label (Bpitch Control) et surtout un nouvel opus, nommé Immolate Yourself, qu'on les voit réapparaitre après cinq longues années d'attente sans production studio. Album qui, nous l'avons appris près peu de temps après sa sortie, a des allures de chant du cygne : Charles Cooper nous a quittés le 22 Janvier dernier. Le groupe voit donc s'arrêter sa carrière de la plus triste des manières, mais attardons-nous sur ce dernier album avant l'hommage.
Depuis quelques années, le label Trustkill Records s’est fait le spécialiste d’un metal hardcore tantôt bien buriné, souvent orienté vers des sphères metalcore plus accessibles. A cheval entre les deux, Too Pure To Die, en directe provenance de Des Moines dans l’Iowa, compte bien s’imposer plus sérieusement sur la scène américaine avec son second album. Distribution à échelle mondiale, production assurée par le tandem Zeuss / Jamey Jasta (leader des virulents Hatebreed), Confess pourrait bien présenter les arguments nécessaires, quatre ans après un premier opus n’ayant bénéficié que d’une distribution confidentielle.
Nouveau venu chez le prestigieux label anglais Warp, Tim Exile n’en est pas à ses débuts dans l’univers bien vaste des musiques électroniques. Comptant à son actif deux albums à tendance drum’n’bass (Pro Agonist et Tim Exile’s Nuisance Gabbaret, sortis chez Planet Mu), ce virtuose de l’acoustique expérimente les sons depuis déjà quelques années, n’hésitant pas à concevoir et fabriquer ses propres machines. Pour 2009, il officie un virage complet avec Listening Tree et abandonne ses orientations premières pour suivre la voie d’une electronica à la fois bruitiste et changeante.
Originaires de Guingamp, Steeve Lannuzel (chant/ guitare), Yann Ollivier (batterie/choeurs) et Marc Corlett (basse/chœurs) ces trois bretons pur beurre forment The Craftmen Club, groupe aux sonorités rock blues qui sort en ce début février leur deuxième opus Thirty Six Minutes, une bombe bretonne qui fera bouger les têtes des adeptes du genre. Comment qualifier The Craftmen Club ? Qui est mieux placé que les musiciens du groupe pour parler de leur son comme étant de l’heavy garage blues rock band with some psychotic electric sounds. Les termes employés sont appropriés à l’écoute de ce Thirty six minutes, accrocheur, énergique, entêtant…
Aux premières notes de Neïmo, on pourrait croire que ce groupe nous vient directement d'Outre Manche. Mais détrompez-vous, Neïmo, c'est bel et bien un groupe français, parisien avant tout. Bruno (chanteur), Camille (guitare), Matthieu (clavier) et Vincent (batterie) qui a rejoint le groupe récemment, ont sorti leur deuxième album intitulé Moderne Incidental, en octobre dernier.