Introduit en France par le label lyonnais Jarring Effects, à l’occasion de la triple-compilation Cape Town Beats, puis avec le maxi The Shapaganda Theory Lesson # 1, Ben Sharpa revient à ce jour présenter son premier album B. Sharpa. Entre flows dévastateurs et instrumentations bien ficelées, le talentueux MC sud-africain démontre sur 13 titres un maniement habile du verbe et du beatmaking, à travers un son hip hop tout aussi ingénieux qu’actuel.
Cette année le Eastpak Antidote Tour aura eu du mal à faire venir les foules à l'Elysée Montmartre faute certainement à une programmation amputée de Fall of Troy et un manque cruel de tête d'affiche, sans compter un prix élevé qui correspond pas vraiment à l'esprit punk. Heureusement, les concerts seront de qualité et la centaine de personnes présentes aura pu profiter pleinement du show dans une salle indéniablement trop grande.
Imaginez un seul instant Détroit relié à la Los Angeles et pensez au foisonnement musical de deux des plus grandes villes que le rock’n’roll ait connu. Hello = Fire représente cet entité musicale hors norme qui allie le romantisme des Raconteurs à la puissance des Queens of the stone age. A l’origine de ce projet, Dean Fertita, guitariste de The Dead Weather, claviériste des QOTSA, multi-instrumentiste de The Raconteurs a su réunir du beau monde en s’entourant de Brendan Benson, Michael Schuman, Troy Van Leeuwen et Joey Castillo… rien de moins.
Depuis quelques années, il se veut de bon aloi que de remettre au goût du jour des sonorités kitsch ou de proposer des revivals aussi éphémères qu’inintéressants (la génération imberbe des BB Brunes et compagnie). Dans le lot, il n’est cependant pas impossible de dénicher quelques groupes percutants, se contentant d’emprunter les genres et de les mélanger, et donc par là même de s’affranchir d’une couleur musicale resucée.
Bien que partiellement ancré dans les mouvances actuelles de l’émo et du metalcore, Atreyu a toujours su se jouer des poncifs pour livrer une musique un brin plus remarquable que les multiples clones émergeant de ci et là. Sans réellement s’orienter vers des choix trop risqués, le quintet évolue à sa façon d’album en album en explorant des horizons nouveaux, sans pour autant marquer de cassure trop abrupte avec ses précédents travaux. Très rock’n’roll dans l’esprit, Lead Sails Paper Anchor avait su convaincre en se parant d’enluminures catchy à souhait, une formule qu’Atreyu réitère à l’occasion d’un Congregation Of The Damned cependant plus prompt à renouer avec le passif de la formation.
De nombreux auteurs se sont attachés à décrire le mouvement punk avec plus ou moins de succès. Œuvre de George Hurchalla, traduite en français, Going Underground est une invitation au voyage musical en plein milieu de la scène alternative américaine des années 1979 à 1992. Au travers du regard de cet auteur qui se revendique comme punk, nous découvrons le monde du punk rock, de ses pratiques, de ses lieux plus ou moins mythiques et de ses acteurs cachés. Les éditions Rytrut, indépendantes et en plein cœur de la scène alternative française, nous livre un nouvel ouvrage particulièrement pointu après La Philosophie du Punk de Craig O’Hara .
Comment sortir une compilation (autoproclamée punk) avec seulement deux albums ? Voilà déjà tout un concept à méditer. Fondé en 1990, Toxic Waste fait partie de ces multiples groupes se confondant entre eux : même son, mêmes textes, mêmes riffs, mêmes défauts. Pas plus mauvais que la masse dans laquelle il se noie, mais totalement dépourvu d’identité. Dans ce cas de figure, difficile d’en apprécier la substance, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une sorte de best of.
Que de chemin parcouru depuis le punk-rock brouillon de Bouc Emissaire en 1995 ! Quatorze ans plus tard, Punish Yourself est devenu une véritable référence hexagonale, autant pour son rock’n’roll à zombies que pour ses prestations scéniques, sauvages, fluo, sexy et sans retenue. Après la bombe Sexplosive Locomotive, d’aucuns attendaient du groupe qu’il reproduise jusqu’à l’usure le même schéma ; c’était bien mal connaître Punish Yourself puisque ses trois derniers albums ne relèvent que peu de comparaisons entre eux. Et c’est tant mieux : ce Pink Panther Party a de quoi étonner et tout défoncer sur son passage.
A l’occasion de la sortie récente de Derrière l’œil, les rennais de X Makeena ont bien voulu répondre à nos questions concernant la conception de ce troisième album, la mise en scène de leur nouveau spectacle ou encore leur vision du marché du disque actuel. Retranscription d’un entretien à la fois riche et instructif.