Pour tous ceux qui penseraient que le reggae français se meurt ou qu’il n’a plus vraiment grand-chose d’intéressant à révéler, Danakil propose Dialogue de Sourds, un second album à la richesse sonore pleinement maîtrisée. Avec Microclimat, son précédent opus, cette formation originaire de la banlieue parisienne a su fidéliser un public de connaisseurs, ce qui lui a valu de partager la scène avec des pointures reconnues telles que Michael Rose, Sizzla ou encore Sly an Robbie. Aujourd’hui, forte de son expérience live et plus mature, elle s’apprête à décrasser les oreilles engourdies par le biais de ses riddims entêtants et de ses textes engagés.
Après avoir annoncé que le groupe ne ferait plus d’album, avorté le projet The Damning Well (avec entre autres Wes Borland), et fondé Army Of Anyone avec les frères DeLeo, Richard Patrick est de retour. Nous pouvons nous demander à cette annonce et après un The Amalgamut en dents de scie qui a déçu beaucoup de monde, ce que nous réserve donc cette nouvelle monture de Filter. Alors que six ans nous séparent du dernier opus du groupe, l’ancien guitariste de NIN surprend tout le monde en remettant en activité son MySpace en 2007. En effet les rumeurs vont vite et se concrétisent bientôt par l’annonce d’un nouvel opus et d’un premier single "Soldiers of Misfortune" qui atterrit sur la toile. Le titre sympa mais pas ultra convaincant laisse planer des doutes sur ce nouvel album. C’est entre espoir et déception que nous découvrons l’album titre par titre sur MySpace, pour enfin l’avoir en intégralité et pouvoir se faire une réelle opinion.
Deux ans après un Rest Inside The Flames en demi-teinte, 36 Crazyfists revient avec album qui, s’il ne révolutionne d’aucune manière le genre, s’avère ultra-efficace. Un nouvel effort de le groupe va défendre sur scène dans les prochains mois, les musiciens s’engageant dans une tournée marathon dès le mois prochain. Avant de reprendre la route, Brock Lindow a répondu à quelques questions pour Vacarm.
Dix ans déjà que le Mauresca Fracàs Dub parcours les salles de concerts, les balètis et les festivals avec son mix énergique de rap et de reggae. Dix ans également que cette formation du sud de la France fait danser les foules au gré de son sound system métissé. La sortie d’un nouvel album, Bartàs, ne pouvait tomber mieux pour célébrer cette première décennie riche en expériences scéniques et en bonne humeur.
Prévu initialement à la salle de La carrière, la production de Dionysos a du se plier à la ferveur des Jedi nantais et proposer une salle à la hauteur de l’engouement de son public. Dionysos a donc logiquement choisi le Zénith pour défendre son dernier album intimement lié à la dernière création littéraire de Mathias Malzieu La mécanique du cœur. On connaît le groupe originaire de valence pour sa qualité scénique irréprochable, il dégage une énergie communicative à chaque concert que ce soit dans une petite salle ou un face à un large public. Monsters in Love était un album vraiment taillé pour le live étant un des témoins de leur dernière tournée sur plusieurs dates. La mécanique du Cœur saura t’il continuer l’engrenage que Monsters In Love avait mis en place ?
L’idée de départ de cet opus était d’enregistrer deux ou trois titres de reprises, pour en faire des bonus à un live, qui conclurait la carrière du groupe. Ainsi en octobre 2000 le groupe annonce son désir de se séparer, et à cette occasion ils décident de faire un dernier cadeau à leurs fans : un live. Mais voilà, lors de l'enregistrement des reprises, l’ambiance en studio est tellement bonne, ainsi que la force créatrice, qu’ils enregistrent plusieurs titres, pour ensuite avoir a en choisir quelques-uns. C’est là que le problème intervient, car ils ont alors un album complet de reprises, qui a une telle force qu’ils le considèrent comme un album à part entière pour RATM. Voilà, l’idée est lancée, les titres sont réenregistrés et tous mixés, pour donner le quatrième et, jusqu’à présent, dernier album studio du combo de L.A.