Emilbulls est un groupe de métal allemand formé en 1995 et qui a déjà plusieurs albums à son actif. Ils reviennent donc en 2008 avec un nouvel album intitulé The Black Path, l’opus en question a été composé en deux semaines dans un camp isolé en Bavaria, c’est ensuite que le groupe arrive en studio avec ses 17 démos pour donner vie à leur nouvel effort.
Loin de la mode slam-varièt qui s’est développée ces dernières années, mais aussi de la scène hip-hop/électro à laquelle certains l’ont souvent rattaché, Psykick Lyrikah projette à travers sa musique un savant mélange de rap, de rock et de machines. Pour 2008, ce projet atypique (orchestré comme toujours par l’incroyable Arm) donne naissance à Vu d’Ici, un troisième album très personnel et hors des sentiers battus. Après l’étonnant Des Lumières sous les Pluies et le fort spontané Acte, Psykick Lyrikah revient donc sublimer à nouveau les paysages enlisés du hip-hop français.
Cult Of Luna est inarétable. Mais Cult Of Luna est surtout intouchable, c’est désormais une certitude. Alors que chaque pièce d’orfèvrerie composant l’impressionnante discographie des suédois semble avoir été pensée toute une vie durant, le groupe ajoute avec Eternal Kingdom une nouvelle pierre angulaire à son édifice, tout juste deux années après un Somewhere Along The Highway qui semblait marquer l’apothéose des expérimentions sonores sur lesquelles travaillaient les musiciens. Ce nouvel opus atteint pourtant une nouvelle marche, et continue de propulser Cult Of Luna au firmament des formations les plus douées de sa génération.
Dysfunctionnal by Choice signe le retour d'un rock incisif, virulent et ouvert d'esprit. A l'aube des années 2000, le groupe avait marqué les esprits par l'originalité et la fraîcheur de ses compositions. Une interview était nécessaire pour comprendre la signification de Travelling in travel, nouvel opus de la formation.
Opeth à toujours réussi à créer la surprise. Quitte à laisser certains adorateurs sur la touche, le groupe n’a eu de cesse d’évoluer, voyageant musicalement de façon parfois surprenante d’un album à l’autre (le doublé Deliverance / Damnation, qui présentait deux facettes opposées du quatuor). Si Still Life avait déjà annoncé la volonté de la formation de s’orienter vers des horizons progressifs plus prégnants, l’arrivée de Per Wiberg aux claviers lors de la sortie de Ghost Reveries avait définitivement ancrés Opeth dans cette voix. Long et parfois redondant, le disque, bien qu’indiscutablement bon, n’avait pas pleinement convaincu. En s’inscrivant dans la même lignée que son prédécesseur, Watershed en corrige aujourd’hui les côtés perfectibles.
Pour sa première date parisienne, Merzhin avait enchanté la Boule Noire avec son rock énergique teinté de folklore breton. Presque dix ans plus tard, à l’occasion de la sortie de leur CD/DVD Live, les sorciers bretons nous offre une excellente prestation dans une salle à la chaleur caniculaire.
My Own Decay est le premier groupe à monter sur la scène du Batofar. Son emocore à la française laisse un peu (beaucoup) de marbre le public, la faute à une bonne volonté évidente qui ne suffit malheureusement pas à masquer le manque de mise en place et de justesse. Avec un peu plus d’entrain et un set plus carré, les cinq de My Own Decay pourraient nous offrir un show à la hauteur de leur motivation. Pour cette fois, c’est bel et bien raté.