Malgré le départ de son excellent chanteur Lars Vognstrup à la suite de la claque infligée par Confusion Bay, les danois de Raunchy avaient réussis à marquer un retour en grande pompe avec un Death Pop Romance qui affichait des envies mélodiques grandissantes. Une orientation que le sextet devait en grande partie à son nouvel arrivant Kasper Thomsen, frontman virtuose en matière de chant clair. Si le choix pouvait s’avérer épineux et bien souvent synonyme d’un relatif formatage, Raunchy parvenait à conserver sur ce troisième opus toute son intégrité. Une performance que le groupe réalise de nouveau avec Wasteland Discotheque, album s’inscrivant dans la même lignée que son prédécesseur.
Après une dizaine d’années de guerre fraternelle les frangins Cavalera sont de nouveau amis et décident de refaire de la musique ensemble. Pour la première fois depuis bien longtemps, ils sont enfin réunis sur scène en France. C’est donc dans la salle du Bataclan, à Paris, que les Cavalera Conspiracy ont choisi de faire la seconde date de leur tournée européenne.
Diantre, revoilà déjà les fous furieux de Cephalic Carnage. Les oreilles ont en effet à peine eu le temps de se remettre des hémoragies multiples déclenchées par un Xenosapien publié douze mois plus tôt que le groupe de metal le plus varié dans la brutalité repointe sa sale ganache de tordu. Et avec pas moins de vingt-huit compositions dans la besace, le programme est chargé. Rien de bien neuf cependant, puisque Conforming To Abnormality n’est qu’une ré-édition du premier EP des américains, agrémenté pour l’occasion de vingt et un morceau plus ou moins inédits. De quoi se faire sévèrement récurer le conduit auditif à la petite cuillère.
Le zénith de Nantes a accueilli en une semaine deux phénomènes de la scène française. Dionysos avait mis le public nantais à l’heure de la Mécanique du cœur et avait laissé de bonnes ondes dans cette salle. Mathias Malzieu avait été omniprésent, énergique et communicatif. L’hôte de ce soir est formé dans le même moule. Le menteur de la soirée qui n’est autre que Cali est un ami proche du leader de Dionysos depuis des années. Malzieu a apporté sa plume sur quelques titres du troisième album de Bruno Caliciuri, le bien nommé l’Espoir.
On savait la tendance actuelle en matière de rock plongée dans un véritable revival eighties. Un phénomène de mode matérialisé par une invasion de formation s’affublant de l’inévitable « The » en guise de marque de fabrique. Mais la musique heavy restait elle plus solidement ancrée dans son époque, bien que des représentants tels que Trivium puisent dans l’âge d’or quelques éléments à marier à une formule moderne. Il en sera désormais autrement : originaires de la sainte patrie du Heavy, l’Australie, les jeunots d’Airbourne envahissent enfin le monde avec un premier essai bénéficiant d’un incroyable buzz.
Sous l’égide Jarring Effects, la scène parisienne du Nouveau Casino réunit ce soir deux formations qui, malgré leurs points communs (un duo, le même label, un fort attrait pour les machines), révèlent chacune un style qui leur est propre. Nouveau venu dans l’écurie JFX, Revo présente à travers sa musique une fusion explosive de rock instrumental et d’électro, tandis que Brain Damage officie depuis déjà quelques années avec son dub transgenre et synthétique. Au programme : une plongée au fin fond de territoires sonores hybrides et alternatifs.
C’est à l’occasion de leur venue à Paris, pour défendre le premier album, Inflickted, de Cavalera Conspiracy que nous avons rendez-vous avec le groupe. L’interview maintes fois déplacée fini par se faire, nous retrouvons Marc et Johny dans leur loge, où ils ont bien voulu nous accorder quelques minutes. Nous arrivons donc dans les loges du Bataclan où les deux comparses nous attendent, dès que nous entrons dans la pièce le ton est donné.