Chronique : VENN – Runes

Le trio de VENN vient de sortir son premier album, Runes, pierre angulaire du travail de trois acharnés, aux idées saugrenues mais à la musique enthousiasmante.

Oui, ces trois là ont la force du concept en eux, plus détraqués que Soulwax quand il s’agit de distiller du concept à gogo. Premier fait d’armes de Ben Leverock et Stuart Gardham, les deux furieux à l’origine du groupe, une rencontre en 2013, au sein d’un groupe avec lequel ils ont joué pendant six mois, avant que celui-ci ne se sépare, sans vraiment avoir produit de musique. Une première démo vient ensuite d’un an à bosser dur à Londres. Résultat de la distribution de ce premier volet de l’aventure VENN ? Ils disséminent certaines des copies CD dans divers lieux, un magasin de CD d’Oxford Street, les toilettes de la Soho House de Londres, la tombe de Jack Kerouac dans le Massachussetts, avec, à chaque fois, un mot encourageant les gens les trouvant à établir le contact.

John Petrie débarque en 2014 pour mettre en boîte les compos, armé des meilleurs intentions (oui, il y a bien deux jeux de mot minables dans cette phrase). C’est ainsi que après deux Eps sortis sur leur propre label et un certain nombre de concerts leur permettant de roder leur son et leur dynamique, ils sont rattrapés par l’écurie de Full Time Hobby pour ce premier album.

Les morceaux différent relativement les uns des autres, empruntant des ambiances et des énergies assez vaste, allant chercher dans la saturation de guitare punk comme dans les rythmiques mécaniques très électro sur d’autres compos. La voix sert de liant à l’ensemble, englobant les idées vastes et faisant de VENN un projet cohérent et précis. Niveau écrits, « Les paroles de chaque chanson abordent un sujet en particulier, tout en contribuant à la thématique de l’album, plus large encore : sont évoqués les thèmes de l’existence individuelle et son sens dans une sphère plus large, l’incroyable échange de cultures, la recherche de fondements au sens et à l’amour, le questionnement de la vanité et du narcissisme. » Rien que ça.

ugo schimizzi

Rédacteur et photographe de concert depuis 2008. Co-fondateur du Magazine Karma. www.ugo-schimizzi.com/concert

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