Chronique : Soulwax – From Deewee

Soulwax revient avec un nouvel album et un nouveau concept : l’enregistrement en une prise. Mais aussi l’alignement en moins de trois mois de la création de l’album suivi de la sortie en physique et numérique et dans le même temps lancement de tournée. Et oui, Soulwax est bien de retour.

C’est donc fin mars 2017 que Soulwax a décidé de délivrer sa nouvelle galette one shot. Avant d’investir l’Elysée Montmartre fraîchement ré-ouvert après un incendie ravageur, en se calant une soirée le 3 avril 2017.

Mais auparavant, les frangins Dewaele ont vécu une journée mémorable au studio DEEWEE (on vous laisse deviner le rapport avec le nom de l’album du coup).

7 février 2017, les bro sont fin prêts après des mois de répèt pour mettre en place leur idée :

« À la suite de la tournée ‘Transient Program For Drums and Machinery’ qui a commencé à l’été 2016, nous avons entrepris d’enregistrer ces chansons live avec exactement la même configuration, les mêmes machines et les musiciens que nous avions sur la route »

Dont acte. « Jouent sur ce disque : Stephen et David Dewaele, Stefaan Van Leuven, Iggor Cavalera, Victoria Smith, Blake Davies et Laima Leyton. Les instruments utilisés : deux batteries Staccato, une batterie Meazzi Wooding au son clair et cristallin, un jeu de Rototoms, différentes guitares basses Hofner, un Macbeth M5n, un Oberheim Two-Voice Pro, une copie 2600 Two Thousand Six Hundred fabriquée par The Human Comparator, un Oberheim OB-Mx, un EMS Synthi AKS, un Arp Odyssey, un clone de TB-303, un Mellotron M4000D, un Sequential Prophet 6, un Waldorf Streichfett, une guitare Burns Sonic, une guitare Vox Phantom, un clone de Syncussion fabriqué par Loudestwarning, différents amplis à transistor Roland, Peavey et Acoustic, et une large palette d’effets, le tout passant à travers trois consoles Trident Fleximix, directement dans Pro Tools. »

Voilà ce que nous apprend la pochette du disque. Si vous voulez reproduire le tout chez vous, ne vous reste plus qu’à trouver une version d’occaz’ pas trop dégueu des frères Dewaele et c’est parti pour l’album en une prise.

Question son, on a le droit à des choses assez robotiques, quelques nappes de voix saupoudrées ça et là, avec des effets plus ou moins lancinants. Les compos sont plutôt mid tempo et passeront très bien dans vos soirées à cocktails fancy et aux couleurs fluo, en plus, vous avez une anecdote sympa concernant l’album. Vos invités apprécieront.

L’album est de bonne facture, sans être pour autant révolutionnaire, au delà du concept de l’enregistrement. Loin d’être mauvais, ce disque plaira aux amoureux de Soulwax.

Honnêtement, Soulwax et à travers eux leurs deux géniaux créateurs ont déjà prouvé au monde leur capacité à composer des pépites et à enchaîner les projets, concerts et idées assez dingues, malheureusement, on passe un peu à côté de celui-ci. Peut-être une prochaine fois !

ugo schimizzi

Rédacteur et photographe de concert depuis 2008. Co-fondateur du Magazine Karma. www.ugo-schimizzi.com/concert

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *