September Again : Insomniac

Aujourd’hui, on se retrouve pour discutailler ensemble d’un jeune groupe français, September Again. Composé de quatre musiciens et œuvrant depuis quelques années déjà, c’est cette année que le quatuor sort son premier album : Insomniac.

Un album qui porte bien son nom au vu des paroles lâchées par Loïc, le bassiste et chanteur plutôt du genre quali. Ensemble de mots déconstruits ou de pensées toutes à l’opposée, mêlant douceur et hardeur sans jamais lâcher prise sur la poésie, l’optimisme dithyrambique et autres envolées lyriques (techniquement impeccables) toutes aussi prenantes les unes que les autres. Épaulé par un certain John à la guitare, Spoox à la batterie et P-M qui se chargera « simplement » d’ajouter une guitare nerveuse lorsqu’il ne s’occupe pas des claviers, samples ou chœurs.

L’ensemble joue et compose dans une harmonie réellement appréciable, qui ne se contente pas de proposer un simple accompagnement à la voix mais de propose un rock aussi bien massif que fragile qui dessine les contours des émotions transmises par le chant, tout en ayant son autonomie et sa personnalité. Technique, progressive ou simplement peu avare d’idée, la musique de September Again murmure avec une force tranquille aux oreilles d’un large public d’avertis, adepte du rock et du metal alternatif et de ce que ces deux genres aiment proposer : des mélodies entêtantes dans des univers strictement personnels, parfois romantiques ou bien même sombres.

September Again ne nous endort pas avec ce premier album : sa simplicité apparente (ou plutôt son excellente accessibilité) n’en cache pas moins qu’un gros lot d’idées placées dans de fines variations sonores multi-facettes rappelant parfois Rishloo ou encore les riffs massifs et alternatifs de Hurt et autres clins d’œil piqués ici et là, parfois même au post-rock pour le côté aérien des compositions. Ce qu’on apprécie encore plus que le reste ici, c’est la volonté du groupe à proposer quelque chose de qualité sur toute la longueur de l’album, sans pudeur ni lâcher-prise. A surveiller de très près.

Manquerait plus qu’une chose, si je puis me permettre : qu’on leur file un petit paquet de pognon qu’ils puissent nous pondre une prod qui permettra de sublimer toutes les idées et les couches sonores parfois trop subtiles de l’album.

Au bout d’un moment, c’est bien de regarder la recette, mais le mieux c’est de goûter, alors voici le troisième morceau de l’album en clip, « Superstitions ». Mais avant cela, n’oubliez pas de leur faire un petit coucou sur Facebook !

 

Et pour aller plus loin, on vous propose l’artwork et la tracklist directement via BandCamp :

Jean-Marie Carrée

Be confortable, Creature.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *