Turbowolf – The Free Life

Le troisième album de Turbowolf est enfin disponible, et la surprise est de taille. Après 2 ans passés en studio, la formation de Bristol est toujours aussi étonnante. Vous aimez les titres qui dégagent une énergie folle, les pédales fuzz sursaturées, et les ambiances pop-psychédéliques ? « The Free Life » est l’album sur lequel vous devriez vous jeter immédiatement. Nous avions déjà rédigé une chronique particulièrement élogieuse de leur précédent album, « Two hands », qui a rarement quitté nos oreilles ces trois dernières années. Un concert à la Flèche d’Or face à un maigre public composé seulement de quelques dizaines de personnes, avait enflammé notre passion pour ce groupe, emmené par son charismatique chanteur Chris Georgiadis, vague sosie de Franck Zappa, et étrange homonyme du chorégraphe de Dorothée. Bref, nous nous égarons… « The Free Life » est un album consistant, qui ne laisse que quelques rares moments de répit à l’auditeur pour reprendre son souffle. Et, une nouvelle fois, cet opus est un franc succès qui, espérons-le trouvera cette fois le public français !

L’Hexagone n’est peut-être pas la priorité de Turbowolf, pourtant, on aimerait franchement les voir tracer les routes de France. Nous sommes convaincu que ce groupe bourré de bonnes énergies et particulièrement créatif, pourrait faire un carton ici ! Ces dernières années les apparitions de Turbowolf ont été rares en France, malgré leur intense activité, et les britanniques figurent dans notre top liste des groupes à voir absolument, ne serait-ce que pour le jeu de scène de leur incroyable chanteur et la frénésie des instrumentistes. Oui, s’il y a un qualificatif attribuable à Turbowolf, c’est bien « frénétique », tant leurs riffs sont distribués en cascades.  Et, pour remettre en contexte, le plus proche parent de la formation de Bristol serait Death From Above 1969, qui aurait abusé de compléments vitaminé. Turbowolf use de rythmiques ultra-tendues et de riffs obtus qui donnent une dimension presque caricaturale de l’usage de leurs pédales fuzz.

On ne sait plus très bien si la guitare joue comme la basse, ou si c’est l’inverse, tant le groupe semble à la recherche de la saturation ultime, à l’image du titre d’ouverture « No No No » ou de « Last Three Clues ». Le résultat est étonnamment digeste, et on peut ressentir quelques influences pop, ne serait-ce que dans les lignes de chant adoptées par Chris Georgiadis, qui, comme à son habitude, n’hésite pas à monter dans les aigus jusqu’à briser un plafond de verre (« Capital X », « Domino »). Parmi nos titres favoris figurent clairement « Blackhole » et « Domino », des morceaux directs, aux rythmiques éminemment punk rock et redoutablement efficaces pour leurs refrains. Concernant les singles dévoilés avant la sortie,  « Cheap Magic » et « The Free Life » ont été remasterisé.  Ce dernier titre est l’une des pièces maîtresse de l’album. Turbowolf n’hésite pas à ralentir le rythme, offrant quelques brefs temps morts à l’auditeur, juste de quoi reprendre son souffle avant d’exulter sur le refrain. « Science / Magic / All things in between / Freedom / Free Will / Free Life is a dream ». Vous verrez que ces mots s’accrochent vite à l’esprit…

En bref, « The Free Life » est l’album qu’on attendait de la part de Turbowolf. Un album où se cache une certaine finesse d’écriture derrière la saturation apparente.

.: Tracklist :.

  1. No No No
  2. Capital X
  3. Cheap Magic
  4. Very Bad
  5. Halfsecret
  6. Domino
  7. Last Three Clues
  8. Up & Atom
  9. Blackhole
  10. The Free Life
  11. Concluder

Erwan Le Nagard

Fondateur du site, épris de passion pour le stoner. Le monde ne se résume pas à une citation de Lemmy.

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