Live Report – The Pixies – Zénith de Paris – 23 novembre 2016

The Pixies étaient de passage à Paris ce mercredi 23 novembre, disposant pour l’occasion d’une Zénith rempli à ras la gueule pour les accueillir comme il se devait.

En préambule de cette soirée placée sous le signe du rock, les Américano-suédois de Fews avaient la lourde tâche de chauffer un public pressé d’en découdre avec le quatuor de Boston.

Auteurs d’un premier album en mai dernier intitulé Means, les ptits gars de Fews connaissent la chanson et savent comment distiller des compositions efficaces, battant en brèche les leçons données par leurs aînées. Fougueux, efficaces et violemment bons sur scène, les musiciens profitent de leur demi-heure réglementaire pour tout donner, finissant en apothéose dans un maelström de bruit, de furie et de distorsion, quittant la scène sans plus de cérémonial, avec le sentiment du devoir accompli.

20h30. Les quatre briscards des Pixies montent tranquillement sur le ring, enfilent leurs costumes électrifiés et entament un concert marathon de 1h40. Au total, trente-sept (oui, trente-sept) morceaux seront enchaînés à un rythme frénétique par la bande à Black Francis, co-fondateur du groupe. Peu de communication, pas d’épanchement et de grands discours. Les Pixies sont là pour jouer et leur public leur en est reconnaissant. Visuellement, on assiste à la plus grande sobriété, les quelques spots allumés répondant à l’attrait en début et en fin de concert pour une machine à fumée abondant en volutes lourdes…à l’image des morceaux du combo.

D’entrée de jeu, on assiste à un Where is my mind bien calibré donnant le ton et permettant à chacun d’évacuer le moment tant attendu de leur titre phare. Une « iggy pop » (en référence à son concert à Rock en Seine 2016) qui pourrait devenir un classique, dans ce besoin d’évacuer dès les premières minutes les morceaux « radio » pour ensuite se concentrer sur toute la profondeur de leur répertoire.

Celui-ci est d’ailleurs venu s’enrichir en septembre 2016 d’un petit nouveau, baptisé Head Carrier, dont plus de la moitié des morceaux seront joués ce soir. Autre particularité du groupe, sa propension à changer sa setlist chaque soir, mélangeant l’ordre et l’apparition des morceaux à foison. Ainsi, rares sont les chansons à se retrouver au même endroit chaque soir et bien malin celui qui aura dans l’ordre le tiercé gagnant avant départ des quatre fantastiques.

C’est finalement dans un grand nuage de fumée que The Pixies s’évaporent à peine 22h annoncé, quittant un Zénith heureux sur les dernières notes de Into the White. Pas de doute, ces quatre-là, après 30 années de carrière depuis cette année, ont encore une sacrée réserve et de l’énergie à revendre pour les 20 prochaines années.

ugo schimizzi

Rédacteur et photographe de concert depuis 2008. Co-fondateur du Magazine Karma. www.ugo-schimizzi.com/concert

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