La troisième journée du Download Paris 2018, avec Foo Fighters en tête d’affiche

La programmation de la troisième journée du Download Paris du 17 Juin 2018 bénéficie de beaucoup de rock et un son globalement plus accessible au grand public par rapport aux deux jours précédents. Il fait tout aussi beau, le soleil tapant un peu moins fort, ce qui n’est pas regrettable puisque la température est élevée en début d’après-midi et la fatigue commence à être présente chez les campeurs.

 

The Noface

Le groupe francais à chanteuse féminine enchaine les festivals pour se faire connaitre en France et se présente cette fois-ci au Download pour la 1ère fois, ayant le privilège de jouer sur la scène principale. Seul le visage de la chanteuse est visible, les trois autres membres portants des cagoules à croix blanche (d’où le nom du groupe). La musique présentée par The Noface est énergique, parfaite pour lancer cette troisième journée.

 

The Struts

Les glam-rockeurs anglais font l’effort de bien mettre l’ambiance au public venu voir le groupe s’inspirant de Queen et de The Rolling Stones. Luke Spiller (chanteur) est charismatique au centre de la Main Stage 2. Il fait son show et n’hésite pas à engager le public, qui lui répond en tapant des mains, en sautant et en chantant les paroles. Les mouvements du chanteur s’inspirent de Michael Jackson, sa voix est remarquable, et la musique est énergique et rythmique.

 

Wolf Alice

La deuxième voix féminine de la journée avec le groupe de rock indé ayant une historique de 3 EP et de 2 albums, le dernier, “Visions of a Life” étant sortie en Septembre 2017. La popularité du groupe ayant explosée dès ses débuts et ouvrant désormais pour les Foo Fighters et Queen of the Stone Age, on en attendait forcément beaucoup du quatuor anglais. Verdict? Le son est intéressant et travaillé, alternant entre rythmes lents et plus rapides. L’instrumentale colle bien avec la voix de Ellie Roswell. Toutefois, le contraste est grand avec The Struts, les artistes, hormis Theo Ellis (bassiste) ne bougeant que peu et n’engageant pas les spectateurs.

 

Royal Republic

Place à des hommes bien coiffés et habillés de manière flashy avec Royal Republic. Le mouvement de foule est cette fois présent, la musique engageant même ceux qui ne connaissent pas les titres. Le chanteur ne manque pas d’exagérer ses expressions faciales, portant très bien son style rockabilly. A la fin du set, le groupe reprend “Battery” de Metallica, chauffant les spectateurs ayant raté le début de la journée. Une belle prestation des suédois.

 

Frank Carter & The Rattlesnakes

Tout de suite après, Frank Carter et ses crotales viennent mettre le feu sur la Main Stage 1. Dès la deuxième chanson, Frank Carter (chanteur) descend de la scène et commence à chanter tout en marchant sur le public, montant même sur un crowdsurfer. Peu après, lors de “Wild Flowers”, il invite aux femmes seulement de slammer pour leur donner l’occasion de participer à la fête en toute sécurité. Propos politique, chansons sur la haine et circle pits géants résument le reste du concert. Frank Carter et Dean Richardson (guitariste) ne sont néanmoins que deux à se présenter sous les projecteurs, le reste du groupe étant en retrait.

 

Dead Cross

On continue sur du punk, cette fois-ci en plus “trash” et “hardcore” avec Dead Cross, groupe notamment composé de Dave Lombardo (Slayer) et de Mike Patton (Faith No More).

 

LANDMVRKS

En même temps sur la scène Spitfire se présente LANDMVRKS. Jeune groupe francais (Marseille) ambitieux qui commence à se faire connaitre à l’étranger en ayant tourné avec d’autres grands groupes du genre tels que Architects, Pierce the Veil et While She Sleeps. Leur son metalcore accrochant présente une voix étonamment propre, des membres bougeant dans tous les sens et un public, certes réduit, mais tout aussi engagé.

 

The Hives

Bien coiffés, bien habillés, groupe de rock suédois… On ne peut s’empêcher de comparer The Hives à leur confrères Royal Republic qui ont joué plus tôt dans la journée sur la scène d’à côté. Les cinq membres habillés en noir et blanc ont la lourde tâche de jouer avant l’arrivée du plus grand groupe de la journée sur la même scène. Les membres ont l’air de réellement s’amuser sur scène, participants chacun au jeu. Pelle Almqvist (chanteur) vient interagir individuellement avec les spectateurs. Etant fatigué personnellement, le concert très énergique, virant petit à petit vers le “too much”, peu vite sembler lassant, mais pas pour les plus motivés qui pogotent même en fin de journée.

 

Foo Fighters

Une nouvelle fois, pas de photographes autorisés pour la tête d’affiche de la journée. Les membres du groupe fondé par Dave Grohl n’ont pas l’air fatigués, Dave enchaînant des “Hey!” charismatiques dès le début du set, et jouant dès le début les classiques “All My Life” et “The Pretender”, le deuxième bénéficiant d’un pont étendu. La première partie présente d’ailleurs plusieurs parties instrumentales, avec un solo de Taylor Hawkins (batterie) et un de Dave Grohl à la guitare. Après plusieurs fausses tentatives de reprises de classiques (Another One Bites the Dust, It’s So Easy, Imagine, Jump et Blitzkrieg Bop), le groupe invite le chanteur de The Struts, Luke Spiller sur scène pour chanter Under Pressure avec Taylor Hawkins pendant que Dave Grohl prend sa place à la batterie. La complicité de Dave et Taylor est perceptible du début jusqu’à la fin, les deux s’investissant réellement dans la prestation. Le set se termine avec le titre le plus populaire de Foo Fighers, “Everlong”.

 

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