Sullivan 14 est un groupe sans concession nous délivrant un hardcore violent et jouissif. La jeune formation a déjà dix ans derrière elle, une décade aura été nécessaire à ce groupe pour sortir leur premier mini-album riche en influences diverses. C’est donc après avoir stabilisé leur nouveau line-up que le groupe enregistre en février de cette année cet album d’une incroyable qualité.
L’équipe de choc au grand complet (Tim Armstrong, Rob Aston et Travis Barker), la deuxième fournée des tatoués de Transplants peut enfin arriver en grande pompe. Une chose est sûre, le trio ne fait toujours pas dans la dentelle mais le métissage sonore est encore plus marqué.
Il n’aura guère fallu bien longtemps aux américains de Genghis Tron pour s’approprier la qualité d’artistes génialement barrés. Un EP, Cloak Of Love en 2005, aura tôt fait d’attirer l’attention de Kurt Ballou, guitariste des respectés Converge, qui aidera ce trio déjanté à mettre en boîte un album d’un nouveau genre. Deux ans après cette première livraison, c’est cette fois sous la bannière du label Relapse Records que les musiciens marquent leur retour. Une signature qui tend à prouver que Genghis Tron à désormais atteint les hautes sphères, et Board Up The House en est la meilleure preuve.
Tout d'abord, cet album a eu une genèse chaotique, en effet l’opus a bien faillit ne jamais voir le jour à cause de problèmes internes. Le groupe ayant été à deux doigts de se séparer plus d’une fois durant les quatre années qui séparent Evil Empire du premier effort. La principale raison étant le problème que Zack De La Rocha éprouve à être signé chez une grosse major, ce qui va à l’encontre de ses principes, même si d’un autre côté le fait de dénoncer la machine de l’intérieur et à grande échelle le séduit. Ainsi les premières sessions d’enregistrement terminées le groupe décide de tout jeter et d’en finir pour un moment avec le groupe, pour ensuite revenir sur leur décision et retravailler ensemble. Mais voilà Zack est parti dans un fort au Chipas aider l’armée Zapatiste à défendre les droits des paysans mexicains, ce qui se fera beaucoup ressentir dans ses textes. C’est donc dans cette ambiance orageuse que le groupe décide enfin de mettre toutes leurs rages et leurs querelles au service de la musique, pour donner jour à onze morceaux vifs et criants de colère. C’est dans cette ambiance tendue tant au niveau du groupe, qu’au niveau d’un public gavé par le début de la vague "néo" et dénonciateur du méchant groupe signé sur une major, qu’arrive cet album.
Un peu moins d'un après leur dernière prestation à Paris, DevilDriver nous faisait le plaisir d'un second passage par le Trabendo. Bien que programmée avec John Boecklin, on nous annonce que le larron est en ballade dans le coin et que l'interview se déroulera avec Mike (guitare), quelques secondes avant que les deux intéressés ne pointent ensemble le bout de leurs nez. Un temps envisagé avec les deux musiciens, l’entretien se déroulera finalement comme convenu, aux côtés d’un John Boecklin qui nous éclaire sur la genèse de The Last Kind Words, dernier opus en date, ainsi que sur le futur de DevilDriver.
Après deux années passées à ravager les scènes du grand ouest français de leurs expérimentations sonores, les morlaisiens de Revo apposent enfin leur fusion ingénieuse d’électro et de guitares sur un premier album. Récemment signé chez Jarring Effects, le duo dépeint avec Artefacts/… les contours d’un univers musical futuriste, en douze compositions toutes aussi subtiles qu’explosives.
Seulement Deux, Trois Trucs ? Il semblerait pourtant que Les Tit’ Nassels aient encore bien plus à nous raconter. Avec un cinquième album en plus de huit années de carrière, ce duo résolument atypique semble s’être défini un rythme de sortie réglé comme un coucou suisse. Deux, Trois Trucs nous entraîne une nouvelle fois dans un univers bien personnel et fantasque, un monde hors du temps animés par deux musiciens n’ayant que faire des exigences du marché actuel.